Bataille de Fehrbellin, 18/28 juin 1675

Bataille de Fehrbellin, 18/28 juin 1675



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Bataille de Fehrbellin, 18/28 juin 1675

La bataille de Fehrbellin a vu Frédéric Guillaume, électeur de Brandebourg et duc de Prusse vaincre une armée suédoise sous Karl Gustav Wrangel qui avait envahi le Brandebourg à la fin de 1674 (guerre de Scanie). Frédéric-Guillaume avait répondu à l'invasion par une sorte de politique de la terre brûlée, en retirant toute nourriture des zones que les Suédois traversaient et en ordonnant à son peuple d'éviter tout contact avec les envahisseurs. Cette politique fonctionna et, en mai 1676, Wrangel rapporta que ses hommes se plaignaient du manque de pain. Cela l'obligea à diviser son armée, qui au début de l'invasion ne comptait que 13 000 hommes. En juin 1675, il était à l'ouest de Berlin, avec la majeure partie de son armée à Alt-Brandenburg sur la rivière Havel, et un détachement sous son demi-frère Volmar au nord à Havelsberg.

Frederick William a repéré l'écart et a déplacé son armée à Rathenow, bloquant un pont intact sur la Havel. Wrangel a ordonné à Volmar de faire un cercle vers l'est, en traversant un pont à Fehrbellin, mais ce pont avait été détruit. Pendant que les Suédois réparaient le pont, les Brandebourgeois arrivèrent de l'ouest et prirent une position forte sur un terrain plus élevé surplombant la position suédoise. Malgré cette position de force, les Brandebourgeois ne parviennent pas à infliger une lourde défaite aux Suédois. Alors que l'aile droite suédoise résiste à l'attaque du Brandebourg, le reste de l'armée parvient à franchir un pont improvisé, suivi par la droite, qui couvre alors la retraite. Les Suédois ont perdu 600 hommes dans la bataille, mais les deux parties de l'armée ont pu se réunir.

Frederick William a transformé la victoire de la relativité mineure à Fehrbellin en un triomphe publicitaire majeur. Elle eut des résultats désastreux pour la Suède, encourageant l'empereur Léopold, les Hollandais et les Danois à se joindre aux combats. Cependant, ce n'était pas aussi décisif qu'il est parfois décrit - la position suédoise en Poméranie ne s'est pas immédiatement effondrée, et leur dernier pied en Allemagne, à Greifswald, à 100 milles au nord de Berlin, n'est tombé qu'en novembre 1678, pour être retourna en Suède dans la paix de Saint-Germain (29 juin 1679).


Fehrbellin

Fehrbellin est une municipalité en Allemagne, située à 60 km au nord-ouest de Berlin. Elle comptait 9 310 habitants en 2005, mais a depuis diminué à 8 606 habitants en 2012.


Bataille de Fehrbellin, 18/28 juin 1675 - Histoire

Par Louis Ciotola

Pendant près de deux siècles et demi, la Prusse a célébré le 28 juin comme une sorte d'anniversaire. A cette date, en 1675, les Prussiens atteignirent le début de leur fière tradition militaire. L'état était alors connu sous le nom de Brandebourg, dirigé par un électeur du Saint Empire romain germanique, Frédéric-Guillaume. Acteur mineur d'un continent européen qui se remettait encore de la cataclysmique Guerre de Trente Ans, le Brandebourg et son électeur étaient sur le point de changer l'histoire.

Face à une armée d'invasion suédoise, l'une des principales puissances de l'époque, les Brandebourgeois se préparent au combat dans la petite ville de Fehrbellin, au nord-ouest de Berlin. Ils étaient là pour décider de l'avenir de leur État. La victoire promettait une croissance sans précédent, tandis que la défaite garantissait presque que le Brandebourg resterait une entité mineure pas plus grande que beaucoup d'autres réparties dans toute l'Allemagne. De l'autre côté des lignes, les Suédois étaient eux aussi à la croisée des chemins. Leur puissant empire s'étendait au-delà de ce que ses maigres ressources pouvaient défendre, et ils se battaient pour maintenir une suprématie ténue dans le nord de l'Europe. Il était clair pour les deux parties que dès que la fumée se dissiperait à Fehrbellin, un grand changement dans l'équilibre européen des pouvoirs se produirait.

Le Roi Soleil, Frédéric-Guillaume et le Jeune Roi Charles XI

Sans aucun doute, la France sous le grand "Roi Soleil", Louis XIV, était la puissance dominante en Europe pendant le troisième quart du 16ème siècle. Après la fin de la guerre de Trente Ans en 1648, la France était devenue le royaume le plus puissant du continent, rendant inévitable que l'ambitieux Louis dicte le flux et le reflux de la politique européenne pour les années à venir. Dans les conflits qui s'ensuivirent, les États combattirent soit avec la France, soit contre elle. Se battre aux côtés de Louis XIV s'offrait le luxe d'être allié au monarque le plus puissant d'Europe, mais c'était aussi la menace de devenir un simple satellite français. En fait, s'opposer aux puissantes armées de la France courtisait le désastre. Cependant, si la victoire pouvait être obtenue d'une manière ou d'une autre, les perspectives d'accroître son prestige et son influence étaient énormes. En 1672, lorsque Louis a lancé une guerre de conquête contre la République hollandaise, deux États très différents ont été contraints de faire ce choix difficile.

Le plus grand de ces États, la Suède, possédait déjà une forte tradition d'allié français. L'alliance de la Suède et de la France avait freiné la montée en puissance des Habsbourg pendant la guerre de Trente Ans. Le traité de Westphalie qui en a résulté avait étendu le contrôle suédois sur la Baltique, notamment en Allemagne, où la Suède a reçu une grande partie de la Poméranie. Le succès militaire ultérieur de la Suède contre ses voisins a permis au royaume suédois de s'étendre encore plus. En 1672, la taille de l'empire pose un dilemme au jeune roi Charles XI. Le manque criant de ressources et de fonds de la Suède a rendu ses conquêtes récentes extrêmement vulnérables. Ce n'est que grâce à une expansion constante qu'il parvint à se protéger, mais avec un gouvernement à l'esprit pacifique en place pour veiller sur le jeune roi, la conquête n'était pas une option. Les Suédois devaient travailler dur simplement pour maintenir leurs possessions, en particulier en Allemagne, où la Poméranie et d'autres territoires servaient de front supplémentaire contre les agresseurs potentiels. Compte tenu de leur crise financière paralysante, il était évident que les Suédois auraient besoin d'une aide extérieure s'ils voulaient conserver toutes les pièces de leur empire.

L'autre État était à l'opposé du spectre. Le Brandebourg était un territoire pauvre dans le coin nord-est du Saint Empire romain germanique. Il avait peu de possessions extérieures et presque aucune influence en dehors de son statut d'électorat de l'empire. Son dirigeant actuel, l'électeur Frédéric-Guillaume, arrivé au pouvoir pendant la guerre de Trente Ans, avait subi l'humiliation de ne pouvoir empêcher les étrangers de traverser et de ravager ses terres. Il cherchait désespérément à remédier à la situation. Dans son esprit, la seule solution était de créer une armée redoutable qui pourrait rivaliser avec les grandes puissances européennes qui l'entouraient. Quelques années plus tôt, en 1667, il avait fait comprendre ce point à son fils, soulignant que la seule façon pour un État de devenir « considérable » était de commander une armée forte.

Au cours des années suivantes, Frederick William avait pris des mesures dans cette direction. Après une brève invasion tartare de son territoire le plus à l'est de la Prusse, l'électeur a pu réunir les fonds pour une armée permanente en temps de paix. Cette armée, largement entraînée et brutalement disciplinée, était suffisamment talentueuse pour attirer l'attention de nombreux contemporains en Allemagne, même si elle était encore beaucoup trop petite pour gagner le respect de ses grands voisins européens. Le Brandebourg possédait désormais un corps d'officiers lié aux intérêts de l'État plutôt que de fonctionner simplement comme un groupe de mercenaires soucieux de leur propre carrière et de leur gain financier.

Chose d'une nouveauté à l'époque, Frédéric-Guillaume s'est toujours fait un devoir de consulter ses officiers en temps de guerre. Le Brandebourg était en bonne voie pour former une armée qui finirait par poser un défi à tout adversaire. Cependant, il ne pouvait guère atteindre ses objectifs seul. En 1672, il restait vital pour le Brandebourg de se lier à des alliances avec des puissances extérieures disposées à fournir les subventions nécessaires à l'existence d'une armée élargie. Cette année-là, l'opportunité à la fois d'acquérir de telles subventions et de tester la nouvelle armée en action est tombée sur les genoux de Frederick William.

Tirer parti de Léopold contre Louis XIV

L'électeur n'était pas ami de la France. Il considérait Louis XIV comme une menace continue et menaçante pour l'Allemagne. Lorsqu'une armée française a attaqué la Hollande, déclenchant la guerre franco-néerlandaise, Frédéric-Guillaume n'a pas tardé à promettre son soutien à la République néerlandaise. Ses services, cependant, ont un prix. Les riches Hollandais, qui avaient grand besoin d'alliés, n'étaient que trop disposés à l'accueillir, acceptant de payer la moitié des 20 000 hommes de l'armée brandebourgeoise. Mais la perspective d'affronter seule l'indomptable machine de guerre française était intimidante. Heureusement pour Frederick William, un puissant allié sous la forme des Habsbourg autrichiens a également émergé pour défier les Français. L'électeur s'efforçait de persuader l'empereur romain germanique Léopold de se joindre à lui pour combattre Louis, et il fut ravi lorsque l'empereur envoya une armée sur le Rhin sous Raimondo Montecuccoli, un commandant talentueux et un héros de la guerre de Trente Ans.

Contrairement à l'électeur, Léopold était intimidé par les armes françaises et avait peu d'intérêt à secourir les Hollandais assiégés. L'empereur ne souhaitait que protéger l'Allemagne et, conformément à ce souhait, il ordonna à Montecuccoli d'agir avec prudence et de n'engager l'ennemi que si la victoire pouvait être assurée. Il informa même secrètement Louis qu'il garderait l'armée autrichienne derrière le Rhin. Même s'il était bien conscient de la position de Léopold, Frederick William était convaincu qu'il pourrait convaincre Montecuccoli d'agir. De plus, il n'avait guère d'autre choix que de s'allier avec les Autrichiens s'il voulait avoir une chance de se battre – tenter de combattre seuls les Français serait tout simplement un suicide.

Frédéric-Guillaume s'attendait à ce que les Hollandais résistent longtemps, mais lorsque la république fut presque entièrement absorbée par la France au cours d'une campagne éclair, le besoin d'agir de manière décisive devint de plus en plus pressant. L'électeur supplia son allié autrichien d'avancer contre Henri Turenne, le grand général français à la tête des forces ennemies en Westphalie, mais Montecuccoli refusa de bouger. Sa frustration grandissant, Frédéric-Guillaume tenta de pousser les Autrichiens dans la guerre, les convainquant qu'en tant qu'électeur de l'Empire, il commandait l'ensemble. Il parvint à conduire l'armée en Westphalie, mais Turenne ne voulut pas livrer bataille et se précipita en retraite. Peu de temps après, Montecuccoli a repris le contrôle de sa propre armée et a mis fin à la brève offensive. Au repos, l'armée alliée souffrit alors terriblement d'un manque de vivres.

Contrairement aux apparences, Montecuccoli était très contrarié par ses ordres. Lui, comme Frédéric-Guillaume, préférait attaquer, mais l'empereur lui avait lié les mains. Enfin, le vieux vétéran ne pouvait plus assumer son rôle déshonorant et quittait le terrain. Son remplaçant, Alexander Graf von Bournonville, était tout à fait prêt à maintenir la position défensive des alliés et s'est même retiré à la suite d'une offensive française de courte durée. Frédéric-Guillaume était livide. Il écrivit à Léopold avec exaspération : « Je crains que les Français ne nous suivent et que mes terres soient totalement ruinées et mes forteresses perdues, et je devrai conclure une paix humiliante. » Ce n'était pas une vaine menace. Avec ses alliés autrichiens maintenant presque entièrement hors de vue, le misérable électeur s'effondre et demande la paix à Louis au début de 1673.

Malgré un soutien autrichien inexistant et des subventions néerlandaises en baisse, la décision restait difficile à prendre. Frédéric-Guillaume était accablé de consternation. Il avait traversé l'Allemagne un an plus tôt de bonne humeur, mais maintenant, tout à fait seul, il n'avait d'autre choix que d'abandonner la guerre. Louis, en revanche, fut ravi de voir l'un de ses ennemis accepter la suprématie française, et il accepta rapidement l'offre de paix de l'électeur. Les deux parties ont ensuite forgé la paix de Vossem, dans laquelle Louis ne demandait rien au Brandebourg et s'engageait même à fournir des subventions à l'électorat, une tentative évidente pour l'empêcher d'envisager une rentrée dans le conflit.

Briser la paix de Vossem

Bien qu'il ait échappé à une situation potentiellement mortelle relativement indemne, Frédéric-Guillaume n'a pas pu se débarrasser du sentiment de disgrâce qu'il a éprouvé en devant signer la paix de Vossem. Quelques mois après le traité, il cherchait une excuse pour le rompre. Déjà les Français ne parvenaient pas à remettre les subventions promises, et lorsque Montecuccoli revint pour reprendre le contrôle de l'armée autrichienne et passa effectivement à l'offensive, l'électeur décida de reprendre sa guerre avec la France. Louis, à son tour, envahit l'Allemagne proprement dite et devint une menace encore plus grande.

Une menace croissante à sa porte arrière par la Suède n'a rien fait pour diminuer l'enthousiasme de Frederick William pour la guerre. Depuis 1672, Louis payait les Suédois pour maintenir une armée de 16 000 hommes en Poméranie dans le seul but d'intimider le Brandebourg, mais Frédéric-Guillaume sentit qu'il n'avait pas à se soucier d'eux. Pour le moment, il avait raison dans cette hypothèse. Craignant de risquer sa fragile emprise sur ses territoires le long de la côte nord de l'Allemagne, la Suède n'avait aucun intérêt à entrer en guerre avec le Brandebourg. En fait, les envoyés suédois avaient ardemment aidé à négocier les termes de la paix de Vossem. Pour être sûr, cependant, Frédéric-Guillaume a forgé un pacte de non-agression avec les Suédois avant de se replonger dans la guerre avec la France.

“Enseigner aux rois le respect qu'ils devraient avoir”

Malgré le nouveau pacte, la position de l'électeur reste périlleuse. Il n'y avait aucune garantie que les Autrichiens et les Hollandais accueilleraient son retour. Les Autrichiens n'étaient pas sûrs des intentions de l'électeur et craignaient que le Brandebourg n'abandonne à nouveau la cause, tandis que les Hollandais avaient peu de raisons de croire qu'une nouvelle offensive était digne de leurs fonds. En fin de compte, c'était un risque que les Hollandais ont dû prendre, et ils ont accepté une fois de plus de subventionner partiellement l'armée de Brandebourg. Le 1er juillet 1674, Frédéric-Guillaume rejoint officiellement la coalition contre la France, reculant vers le Rhin avec 16 000 hommes. L'électeur entra en guerre pour la seconde fois avec autant d'enthousiasme que la première, déclarant fièrement qu'il était venu « pour enseigner aux rois le respect qu'ils doivent avoir pour les électeurs de l'Empire ». En fin de compte, l'électeur s'est de nouveau montré trop optimiste. Opérant indépendamment pendant les deux premiers mois, les Brandebourgeois étaient trop faibles pour frapper Turenne. Au moment où ils ont accepté de se réunir avec les Autrichiens en octobre, Montecuccoli s'était retiré pour la deuxième fois en autant d'années, pour être à nouveau remplacé par le léthargique Bournonville.

Comme lors de sa campagne précédente, Bournonville, pourtant supérieur numériquement à Turenne, refuse de passer à l'offensive. Même lorsque l'occasion s'est présentée de remporter une victoire décisive à Marlenheim, le commandant autrichien a hésité. Frederick William, avec son général le plus fidèle, l'Autrichien Georg von Derfflinger, supplia Bournonville d'agir, mais en vain. Au lieu de cela, le général choisi par l'empereur a affirmé que ses troupes étaient épuisées, une affirmation tout à fait absurde étant donné l'inertie totale de l'armée au cours des semaines précédentes. Furieux, les Brandebourgeois ont pris sur eux d'attaquer Turenne de manière indépendante, mais sans le soutien de leurs alliés, ils n'ont rien pu faire.

La même chose s'est produite en octobre près de Strasbourg, où les Brandebourgeois ont attaqué les Français, mais ont de nouveau échoué lorsque les Autrichiens n'ont pas soutenu l'assaut. Cette fois, cela a coûté la vie au propre fils de Frederick William, Carl Emil. La plus grande catastrophe, cependant, se produisit cet hiver à Turkheim, où Turenne lança une attaque surprise contre une force alliée souffrant maintenant de pénuries de nourriture et d'approvisionnement causées directement par son oisiveté. Bien que les Brandebourgeois opposent une vaillante résistance, la décision de Bournonville de se retirer le lendemain plutôt que de reprendre la bataille vient gâcher l'exploit des hommes de l'électeur. Pour aggraver les choses, les Autrichiens ont systématiquement imputé le résultat lamentable de la campagne directement à Frederick William. Installés dans leurs quartiers d'hiver à la fin de 1674, les esprits des Brandebourgeois et de leur souverain sont presque écrasés. Il ne faudrait rien de moins qu'un miracle pour les faire revivre.

La Suède rompt le traité de non-agression

Ce miracle était sur le point de se produire. Deux ans plus tôt, le chancelier de Suède, Magnus de la Gardie, avait poussé l'empire à s'allier avec la France. Il avait fait valoir de manière convaincante que la Suède avait désespérément besoin d'argent et que si elle ne se déclarait pas avec la France et ne faisait pas de saisie de fonds, son rival détesté, le Danemark, le ferait à sa place. Dans le même temps, le jeune et impressionnable roi Charles XI venait d'atteindre l'âge de la légitimité et prenait le pouvoir d'un gouvernement de régence. Ne voulant rien sacrifier aux Danois méprisés, Charles accepta les conseils de son chancelier, mais limita l'étendue de l'implication suédoise à la préservation d'une forte garnison en Poméranie. Personne en Suède ne voulait prendre de risques inutiles. Dans la seconde moitié de 1674, cependant, une combinaison de difficultés logistiques et de pression française rendit de plus en plus probable une guerre indésirable avec le Brandebourg.

Louis s'impatientait en effet de son allié du Nord, soupçonnant les Suédois de se contenter de vider égoïstement ses coffres sans lever le petit doigt pour lui venir en aide. Le monarque français avait entendu les histoires de Brandenburger grit à Turkheim et doutait que l'électeur quitterait volontairement la guerre une seconde fois. Louis pressa donc les Suédois d'envahir le Brandebourg afin d'éloigner Frédéric-Guillaume du Rhin.

En dépit d'être un amoureux de la guerre, Charles XI n'était pas désireux de se conformer à la demande française. Malheureusement pour le jeune roi, la réalité sur le terrain a appelé sa main. Compte tenu de l'état grave de son royaume trop étendu, davantage de subventions françaises étaient impératives. La situation était particulièrement dramatique en Allemagne, où le coût du ravitaillement de l'armée suédoise en garnison en Poméranie était devenu trop lourd à supporter. Il est vite devenu évident que l'armée, pour survivre, devait avancer dans le Brandebourg et commencer à prendre ses besoins par la force. Après avoir tergiversé le plus longtemps possible, Charles donne enfin l'ordre de passer à l'offensive. C'était le jour de Noël 1674.

Héros renommé de la guerre de Trente Ans, Karl Gustav Wrangel a conduit les 20 000 hommes de l'armée suédoise de Poméranie jusqu'au Brandebourg. Les Suédois ne pensaient guère à leur violation du traité de non-agression avec le Brandebourg, le considérant comme une nécessité militaire. Le moment de la guerre était idéal. Frédéric-Guillaume avait poussé ses ressources au maximum pour faire campagne contre la France, et le Brandebourg était pratiquement sans défense. Seul le beau-frère de l'électeur, Jean-Georges, prince d'Anhalt-Dessau, resta pour faire face à l'invasion suédoise surprise. Il n'y avait rien qu'il puisse faire à part demander humblement que Wrangel revienne. Naturellement, ni Wrangel ni son frère cadet Waldemar, qui contrôlait parfois l'armée en raison du cas récurrent de goutte de l'aîné, n'ont même envisagé de répondre à la demande. Au lieu de cela, sans aucune opposition sérieuse, les Suédois se sont déployés à travers le Brandebourg pour piller la campagne et reconstituer leur armée.

La dévastation qui s'ensuivit atteignit les portes de Berlin même. Lentement, l'armée suédoise se dirigea vers l'Elbe. Frédéric-Guillaume campait avec son armée au plus profond de la Franconie lorsque la nouvelle de l'invasion suédoise lui parvint début janvier. Il avait précédemment supposé que la Suède s'abstiendrait d'un tel mouvement en raison des divisions au sein de son gouvernement et de la force de la flotte néerlandaise. Il s'est trompé. Sa chance concernant un deuxième front indésirable s'était finalement épuisée, mais plutôt que d'être découragé, Frederick William était extatique. En entendant ce qui s'était passé, l'électeur exulta : « Je peux utiliser cela pour obtenir toute la Poméranie. »

L'incursion suédoise lui a donné une excellente excuse pour laisser derrière lui ses indignes alliés le long du Rhin et s'approprier la gloire martiale. Cet hiver-là, cependant, l'armée était mal préparée à marcher. En outre, certaines mesures diplomatiques étaient nécessaires avant de pouvoir engager avec confiance les Suédois, à savoir des négociations avec la République néerlandaise concernant l'assistance navale contre la flotte suédoise. Retarder encore plus le processus fut une attaque soudaine de goutte qui empêcha Frédéric-Guillaume d'atteindre La Haye jusqu'en mai. Heureusement pour lui, les Suédois n'étaient pas d'humeur à profiter de leur avantage.

La prise de Rathenow

Lorsque l'électeur a finalement demandé de l'aide aux Néerlandais, ils ont accepté d'envoyer leur flotte dans la Baltique pour défier les Suédois. Une demande de soutien aux Autrichiens s'est toutefois avérée vaine. Comme prévu, l'empereur du Saint-Empire n'était pas disposé à sacrifier une partie de son armée pour défendre le Brandebourg. Néanmoins, les résultats globaux sont satisfaisants et le 5 juin, les Brandebourgeois partent à la rencontre de la menace suédoise. Frederick William a voyagé avec l'infanterie, tandis que l'expérimenté Derfflinger assumait le commandement général. L'armée marchait en trois sections : la gauche sous le prince Frédéric II de Hesse-Homburg, la droite dirigée par le général Joachim Ernst von Gortzke et le centre dirigé par Derfflinger.

La marche a été un succès retentissant. Bien qu'ils aient dû traverser la formidable forêt de Thuringe, qui était encore relativement dépourvue de ravitaillement après les ravages de la guerre de Trente Ans, les Brandebourgeois se déplaçaient rapidement, parcourant près de 200 milles en 20 jours. C'était une démonstration remarquable de coordination des troupes, et les généraux brandebourgeois menèrent le mouvement si secrètement qu'une fois arrivés à destination, ils n'étaient pas encore entièrement détectés par les Suédois. Les paysans locaux le long de la route, cependant, étaient bien conscients du retour de leur souverain, et ils ont célébré fièrement avec des banderoles qui disaient : « Nous ne sommes que des paysans, et nous avons peu de terres mais nous donnons notre sang pour notre seigneur avec joie. »

Les Brandebourgeois trouvèrent les Suédois répartis sur quatre milles le long de la rivière Havel, de Havelberg au nord à Alt-Brandenburg au sud. L'aîné Wrangel commandait dans le nord, tandis que Waldemar dirigeait les troupes suédoises dans l'Alt-Brandebourg. A l'arrière suédois s'étendait une agglomération de grands marécages - un certain détriment si une retraite soudaine et précipitée était nécessaire. Selon les espions de Branderburger, les Suédois n'avaient aucune idée que l'armée de l'électeur s'était rapprochée si près. Inconsciente des circonstances, l'armée suédoise s'est concentrée uniquement sur les tâches de garnison et sur l'entreprise brutale de réprimer les nombreux soulèvements paysans dans la région.

Frederick William était pleinement déterminé à utiliser l'ignorance suédoise à son avantage. Il concocta une stratégie dans laquelle il prendrait rapidement la petite ville de Rathenow, située directement entre Havelberg et Alt-Brandenburg, et diviserait l'armée suédoise en deux. Sachant que le succès reposait entièrement sur l'élément de surprise, il se prépara à se déplacer à grande vitesse et décida donc d'avancer avec seulement sa cavalerie et autant d'infanterie qu'il pouvait être chargé sur les chariots disponibles. La force de frappe s'élevait à 6 000 cavaliers et 1 200 fantassins. Le reste de l'armée suivrait et rattraperait quand il le pourrait.

Les Brandebourgeois partirent pour Rathenow le 25 juin. Traversant la boue créée par une tempête de pluie aveuglante, ils atteignirent les portes de la ville à minuit. En prétendant diriger une colonne suédoise, Derfflinger réussit à tromper les sentinelles pour qu'elles ouvrent les portes, après quoi les Brandebourgeois affluèrent. Avec une grande fureur, les assaillants ont envahi la ville, attrapant la grande majorité des Suédois endormis dans leurs lits. Complètement confus, les défenseurs ont été tués ou capturés, et la ville est rapidement tombée. L'ensemble de l'opération n'a coûté à Frederick William que 15 hommes.

La bataille de Fehrbellin

En apprenant l'attaque inattendue, les frères Wrangel, choqués par la surprise, ont mal estimé le nombre d'assaillants de Rathenow. Jugeant que les Brandebourgeois attaquants étaient beaucoup plus puissants qu'ils ne l'étaient en réalité, les Wrangel ont décidé de ne pas contre-attaquer Rathenow et ont choisi de se retirer. C'était exactement ce à quoi Frédéric-Guillaume s'était attendu, il ordonnait déjà à sa cavalerie victorieuse d'avancer pour couper la retraite suédoise. Derfflinger s'est opposé à la stratégie, arguant que ses cavaliers étaient trop épuisés par la marche et l'assaut sur Rathenow, mais l'électeur, soutenu par le prince Friedrich, l'a annulé, soulignant la nécessité d'une campagne décisive.

Fidèle soldat, Derfflinger laissa tomber son objection et partit aussitôt. Sa cible était le contingent de Waldemar, qui avait quitté l'Alt-Brandebourg et se dirigeait vers l'est pour la petite ville de Fehrbellin, sur le Rhin, où les Suédois prévoyaient de réunir leurs forces. Conscient que Fehrbellin était le seul endroit approprié pour traverser les marais, Derfflinger savait exactement quelle route emprunterait le jeune Wrangel. La cavalerie brandebourgeoise se précipita, espérant couper Waldemar à Nauen, mais l'ennemi s'avéra trop glissant et était déjà passé. Il appartiendrait à un autre groupe de Brandebourgeois, accélérant vers Fehrbellin même, de bloquer la fuite suédoise.

Dirigées par le colonel Joachim Henning, les troupes brandebourgeoises accélérant vers Fehrbellin ne comprenaient que 130 cavaliers. Leur but était d'éviter l'ennemi, de les battre jusqu'à la ville et de détruire le seul pont de la ville, coupant ainsi la retraite suédoise. Une fois arrivé à destination, le groupe de raid a immédiatement mis le feu au pont, mais la destruction avait à peine commencé que les Suédois ont commencé à arriver tôt le 28 juin. Waldemar a trouvé le pont fumant mais toujours très intact. Il n'avait besoin que de réparations mineures avant de pouvoir être traversé. Frédéric-Guillaume n'avait pas l'intention de donner le temps nécessaire pour le faire, déclarant avec assurance : « Nous sommes si près de l'ennemi qu'il doit perdre ses cheveux ou ses plumes.

Waldemar savait que la principale armée brandebourgeoise était proche, mais il ne craignait pas une attaque. Il supposa à juste titre que la seule façon pour Frédéric-Guillaume de l'atteindre avant que le pont ne soit réparé était avec de la cavalerie seule, et il pensait qu'une telle attaque sans le soutien de l'infanterie serait beaucoup trop risquée. Au moins un homme sur le terrain savait pourtant déjà que l'électeur avait l'intention de lancer les dés. Cet homme était Henning, qui, avec sa petite bande de soldats, se cachait déjà à l'intérieur de Fehrbellin, espérant retarder les Suédois le plus longtemps possible.

L'attente fut brève. Peu de temps après l'arrivée de Waldemar, les éléments avancés de la cavalerie brandebourgeoise sous le prince Friedrich sont arrivés sur les lieux. Frédéric-Guillaume, toujours en route, ordonna au prince d'attendre son arrivée, mais le prince était impatient et, déterminant que les Suédois étaient à bout de souffle, ordonna une attaque immédiate sous la pluie battante. Initialement, la cavalerie de Friedrich réussit à repousser les défenseurs, mais les Suédois ripostèrent avec ténacité et arrêtèrent rapidement l'offensive.

Une charge montante

Frederick William, Derfflinger et le reste de la cavalerie brandebourgeoise arrivèrent à midi, portant la force totale de l'électeur à environ 7 000 cavaliers contre les Suédois également nombreux. Contrairement à Frédéric-Guillaume, Waldemar possédait également de l'infanterie et était donc nettement avantagé. Inexplicablement, le commandant suédois a fait une chose curieuse. Plutôt que d'exploiter sa victoire avec une contre-attaque immédiate, il a ordonné à ses troupes de rester sur place. Il était déterminé à battre en retraite de l'autre côté du pont, quoi qu'il arrive. Waldemar réalisa bientôt son erreur lorsque le reste de la cavalerie brandebourgeoise atteignit le terrain et occupa rapidement les collines opposées à la droite suédoise. Cela mettait toute l'armée de Waldemar en danger d'être débordée. Waldemar n'avait d'autre choix que d'attaquer – seulement maintenant, il serait obligé de lancer une charge montante exposée.

Frederick William a placé ses 13 canons de campagne légers au sommet de la colline en vue d'une contre-attaque ennemie. Les 38 canons des Suédois, dont seulement sept étaient opérationnels, ne seraient pas en mesure d'aider à l'assaut. De plus, la gauche suédoise, entravée par les marais, serait incapable d'ajouter un poids supplémentaire à l'attaque. Déjà, l'artillerie brandebourgeoise faisait pleuvoir l'enfer sur les Suédois, poussant le jeune Wrangel à bouger. Les hommes de l'électeur ne seraient pas déçus. Sur ordre de Waldemar, une vague d'infanterie suédoise, suivie de cavalerie, a pris d'assaut la colline. Malgré les tirs de canon dans leurs rangs, les Suédois ont chargé follement, mettant en doute l'issue de la bataille. Ils atteignirent le sommet de la colline et capturèrent l'artillerie brandebourgeoise. Il semblait que l'électeur joueur était sur le point d'être mis en déroute.

Mais Frédéric-Guillaume n'avait pas l'intention d'accepter docilement la défaite. Ralliant ses hommes, il courut en tête de ligne en criant : « En avant ! Votre prince et votre capitaine vaincraront avec vous, ou mourront comme un chevalier ! » Dans son zèle, l'électeur se trouva soudain entouré de soldats ennemis. Son maître d'écurie, Emanuel Froben, a été foudroyé, prétendument parce qu'il montait le cheval gris de Frédéric-Guillaume (un échange de montures ayant été effectué pour assurer la sécurité de l'électeur). La situation était désastreuse, mais à la grande fortune de Frederick William, une bande de neuf dragons a percé les rangs ennemis et l'a tiré du mal. Pendant ce temps, la bravoure de l'électeur avait inspiré ses hommes, et les Brandebourgeois commencèrent à refouler les Suédois. Ils reprirent leurs fusils, qui, à la stupéfaction générale, n'avaient pas été pointés, et se déversèrent furieusement sur le versant opposé de la colline. Avec leurs canons flamboyants, la cavalerie brandebourgeoise s'écrasa sur les restes de la droite suédoise désordonnée et l'envoya s'enfuir dans Fehrbellin.

Les officiers brandebourgeois, leur sang versé, pressèrent Frédéric-Guillaume d'éclairer la ville, mais il les réprimanda en déclarant : « Je ne suis pas venu pour détruire mon pays, mais pour le sauver. Au lieu de cela, l'électeur a ordonné à ses cavaliers de prendre d'assaut l'infanterie suédoise. L'attaque qui s'ensuivit échoua et les soldats suédois désespérés tinrent bon. Frederick William a annulé d'autres offensives et s'est contenté de permettre aux Suédois restants de se retirer. Waldemar, satisfait de traverser le pont maintenant réparé, le fit par la suite en bon ordre, laissant derrière lui huit de ses canons. Épuisés par des jours d'équitation et de combats durs, les Brandebourgeois ont refusé de poursuivre.

Triomphe pour le Brandebourg

La victoire brandebourgeoise à Fehrbellin n'a coûté que 500 hommes. Les pertes suédoises étaient beaucoup plus élevées, et ils perdraient encore plus à la suite d'incessants raids paysans. A la fin de la campagne, Waldemar disposait d'un maigre 4.000 hommes. Néanmoins, les deux camps ont revendiqué la victoire. Frederick William a célébré son éloignement des Suédois, tandis que Waldemar a insisté sur le fait que ses charges sanglantes avaient retardé l'ennemi assez longtemps pour sauver le gros de ses forces. Psychologically, however, the triumph belonged to Brandenburg, which earned the distinction of being the first minor German state in modern times to deal such a stunning blow to a major European power.

Upon hearing the news of Fehrbellin, the people of Berlin immediately began referring to their ruler as the “Great Elector,” making it clear that they expected Frederick William to continue accomplishing great things. In the years following the battle, he did just that. During the final months of 1675, the Brandenburger army drove the Swedes into Mecklenburg, where Charles XI’s tormented army withered still further. Initially, a lack of allies forced the Brandenburgers to halt, but 1676 brought a renewal of fortune. Although Emperor Leopold continued to deny him any assistance, Denmark joined the elector in an alliance that would soon take the war into Sweden itself. Shortly afterward, a combined Dutch-Danish fleet intercepted the Swedish navy and wrecked nearly three-quarters of it. Without a strong maritime presence in the Baltic, Sweden’s army in Germany was cut off, giving Frederick William a decided advantage.

The elector utilized his opportunity to the fullest. During the subsequent campaign he successfully conquered Swedish Pomerania, capturing Stettin, Stralsund, and Greifswald in succession. Then, during the winter of 1678-1679, Frederick William equaled the brilliance of the Fehrbellin campaign when he marched his army across the frozen lagoons at Frisches Haff and Kurisches Haff to outflank the Swedes and force them to retreat from Prussia altogether.

Limited Gains

Unfortunately for Brandenburg, its gains would not reflect its military success. Although it had made a profound statement, Brandenburg remained a minor continental player, still subject to the whims of the larger powers. By 1678, the Dutch were trying to push Frederick William into making peace out of fear of the elector’s growing strength. Later that year they abandoned him altogether, forging with France the Treaty of Nymwegen. The Austrians signed for peace soon after. Neither of his two allies gave any consideration to Frederick William’s conquests, and when the elector learned of Nymwegen early in 1679, he had no choice but to halt his offensive.

Incensed by the betrayal, he vowed to fight the French alone, but when Louis dispatched an army toward Brandenburg, Frederick William conceded. On June 29, he reluctantly signed the Treaty of St. Germain, effectively wiping out all of his gains by restoring the conquered territories to Sweden. So angered was he by the Dutch Republic and Austria that he would consent to being an ally of hated France for the next six years.

Although stiffed at the peace negotiations, Brandenburg had made tremendous gains, establishing an army and a military tradition far greater than any of their German counterparts. After Fehrbellin, the Great Elector earned the leverage necessary to enlarge his peacetime army against the wishes of the noble estates. This made it much easier for Brandenburg, and later Prussia, to mobilize its military upon the outbreak of hostilities, giving it the ability to immediately compete with its neighbors. The seeds were thus sown for the dramatic growth of the army in generations to come. At the same time, the battle served to underscore Sweden’s gradual decline. Although it would again prove itself a force to be reckoned with under its next king, Charles XII, the Swedish empire, stretched thin and exposed as little more than a client state of France, was doomed to inevitable collapse. The daring horsemen of Frederick William had seen to that at Fehrbellin.


Battle of Fehrbellin, 18/28 June 1675 - History


A.) Prehistory of the War

This war to a large extent was the result of French diplomacy, attempting to divert attention from the war France fought against the Dutch Republic and the Holy Roman Empire since 1672. Sweden agreed, in return for French subsidies, to attack Brandenburg Poland, in the secret Treaty of Jaworow, agreed to attack the Brandenburgian Duchy in Prussia as soon as the ongoing Polish-Ottoman War was ended. She never had to act on that promise.

On Dec. 15th 1674, a Swedish army c. 12,000 men strong, coming from Swedish Pomerania, invaded Brandenburg, but suffered a crushing defeat in the Battle of Fehrbellin on June 28th 1675. Denmark and the Dutch Republic declared war on Sweden the Brandenburgers occupied Usedom and Wollin (1676), Stettin, Rügen, Greifswald, Stralsund (1678). The Danes, with support of the Dutch fleet, reoccupied Visborg on Gotland (May 1676), which they had lost to Sweden in 1645. The Danes also invaded Scania (June 1676), controlled the province by August. The Battle of Lund Dec. 4th 1676 was undecided. The Snapphanes (Scanians resenting Swedish rule Scania had been Danish until 1658) fought a guerilla war against Sweden. In 1679 a Brandenburg army appeared off the walls of Riga in Livonia. In 1678 the Emperor signed peace with France and withdrew his support of Brandenburg. On June 29th the PEACE OF ST. GERMAIN-EN-LAYE ended the war almost all conquests were returned, Brandenburg gaining only minor territory on the east bank of the Oder River.

The war and the peace were victories of French diplomacy. In the peace negotiations, Brandenburg and Denmark were deprived of the fruits of their efforts Sweden was lucky not to lose more territory. During the war, Brandenburg had stood loyally on the side of the Emperor Frederick William, the Great Elector, felt betrayed by the latter and now signed a treaty with France which guaranteed him an annual subsidy.
The King of Sweden blamed the poor showing on the Swedish side on the Swedish constitution in 1680 he introduced Absolutism in his country.


Events in History on June 28

Élection of Interest

1519 King Carlos I elected Holy Roman Catholic Emperor Charles V

    Duke of Bourbon occupies Province Spanish troops conquer Buren Earl Mauritius conquers Geertruidenberg Peace of Alès: Rights of French huguenots limited French colony of Guadeloupe established in the Caribbean Battle of Beresteczko between Poles and Ukrainians starts. Battle at Fehrbellin: Brandenburg army beats Sweden

Événement de L'intérêt

1762 Russian Tsarina Catherine II seizes power, declaring herself sovereign ruler of Russia

United States Declaration of Independence

1776 Final draft of Declaration of Independence submitted to Continental Congress

    Charleston, South Carolina repulses British sea attack Battle of Monmouth, New Jersey (General Washington beats Clinton) Mary Ludwig Hayes "Molly Pitcher" aids American patriots British troops land at Ensenada, Argentina Tomato is proven to be non-poisonous by Colonel Robert Gibbon eating a tomato on steps of courthouse in Salem, New Jersey Gerrit Moll measures noise of guns Three missionaries of the Paris Evangelical Missionary Society obtain permission from Chief Moshoeshoe (Moshesh) to found a mission station in Basutoland (now Lesotho)

Coronation of Queen Victoria

1838 Coronation of Queen Victoria in Westminster Abbey, London

    The Théâtre de l'Académie Royale de Musique in Paris premieres the ballet Giselle The Sigma Chi Fraternity was founded at Miami University 1st dog show held, in Newcastle upon Tyne, England Leipzig Observatory discovers short-period (6.2 yrs) Comet d'Arrest Day 4 of 7 Day Battle of Savage's Station [Garnett's Farm] in Virginia The Army of the Potomac is disbanded Amsterdam typographer strike

Événement de L'intérêt

1880 Australian bushranger Ned Kelly captured at Glenrowan

    Labor Day established as a holiday for US federal employees The Natal Legislature plans to introduce the Indian Franchise Bill, South Africa El Salvador, Honduras and Nicaragua form Central American Union

Événement de L'intérêt

1895 French painter Paul Gauguin leaves France for Tahiti for the second time

    Marquis C de Bonchamps' expedition reaches Gore Ethiopia US Congress authorizes Louisiana Purchase Expo $1 gold coin US buys concession to build Panama canal from French for $40 million Germany, Italy, and the Austro-Hungarian Empire renew their Triple Alliance for six more years International Anti-Military Cooperation (IAMV) forms in Amsterdam SS Norge runs aground and sinks off Rockall, North Atlantic, more than 635 die, largest maritime loss of life until Titanic 1st French air show, Concours d'Avation opens Joseph Caillaux forms government in France Potato entrepreneurs begins in Amsterdam 1st flight between Hawaiian Islands Treaty of Versailles, ending WWI and establishing the League of Nations, is signed in France The Irish Civil War starts when Irish Free State forces attack anti-treaty republicans in Dublin

Événement de L'intérêt

1923 Queen Wilhelmina and Prince Henry of the Netherlands state visit to London

    Tornado strikes Sandusky and Lorain, Ohio, killing 93 Mercedes Benz forms when the world's oldest automobile manufacturers DMG and Benz & Cie merge Alfred E Smith (NY-Governor) nominated for US President at Democratic Convention Friedrich Schmiedl attempts rocket mail in Austria (unsuccessful) 1st night game in Detroit at newly built Hamtramck Stadium as Negro League Detroit Stars take on KC Monarchs

Événement de L'intérêt

1934 Hitler flies to Essen (for Night of Long Knives)

Événement de L'intérêt

1935 FDR orders a federal gold vault to be built at Fort Knox, Kentucky

    Japanese puppet state of Mengjiang is formed in northern China Pan Am opens southern route transatlantic air service (Dixie Clipper) "Quiz Kids?" premieres on radio Romania cedes Bessarabia to Soviet Union German and Romanian soldiers kill 11,000 Jews in Kishinev German troops occupy Galicia, Poland Col-gen Von Hoth' 6th Pantser enters Voronezj Polish Provisional government of National Unity set up by Soviets Enrico de Nicola becomes 1st President of Italy British begin airlift “Operation Plainfare” to West Berlin North Korean forces capture Seoul, South Korea in opening phase of the Korean War 111°F (44°C) at Camden, South Carolina (state record)

Événement de L'intérêt

Événement de L'intérêt

1964 Organization for Afro-American Unity formed in New York by Malcolm X

Événement de L'intérêt

1965 1st US ground combat forces in Vietnam authorized by President Lyndon B. Johnson

    Dutch Princess Beatrice and Claus von Amsberg announce their engagement Israel annexes East Jerusalem Daniel Ellsberg indicted for leaking Pentagon Papers Police carry out an early morning raid on gay bar Stonewall Inn, Greenwich Village, NY about 400 to 1,000 patrons riot against police, it lasts 3 days. Beginning of the modern LGBT rights movement Around 500 Catholic workers at the Harland and Wolff shipyard are forced to leave their work by Protestant employees as serious rioting continues in Belfast Lawsuit in Detroit challenges Little League's "no girls" rule New Zealand ship HMNZS Otago sails for Mururoa nuclear test zone after France’s refusal to accept an International Court of Justice injunction against its atmospheric nuclear testing Northern Ireland Assembly elections take place Fall of earth and rocks kill 200 (Quebrada Blanca Canyon, Colombia)

Événement de L'intérêt

    Bridge section along I-95 in Greenwich, Connecticut collapses, killing 3 NASA launches Galaxy-A Former member of South African Congress of Trade Unions (SACTU), Jeannette Schoon, and her six-year-old daughter, Katryn, are killed by a letter bomb at Lubango, in northern Angola Discovery ferried back to Kennedy Space Center via Bergstrom AFB, Tx Irish population condemns divorce Kenneth and Nellie Pike challenge Ala Dem runoff win by AG C Graddick West European leaders, meeting in the Netherlands, delay indefinitely imposing economic sanctions against South Africa South Africa signs the Nuclear Non-Proliferation Treaty 2 earthquakes, including 3rd strongest in US (7.4) rock California

Événement de L'intérêt

2009 Professor Stephen Hawking hosts a 'party for time travellers' at the University of Cambridge, not sending out the invites until after the party

Élection of Interest

2011 Christine Lagarde becomes the 1st women to be elected head of the International Monetary Fund (IMF)

    A series of car bombs in Iraq kills 14 and injures 50 people David Sweat shot and captured near Canadian border. 2nd prisoner to escape maximum-security Clinton Correctional Facility June 6 Greek Credit Crisis: Greek government says banks closed for a week and ATM withdrawals restricted after European Central Bank refused to supply emergency funds Suicide bombings and gun attacks at Istanbul's Ataturk Airport kill 42 and wound more than 200 Wilshire Grand Center becomes the tallest building in Los Angeles and in the US west of the Mississippi at 1,100 ft

Événement de L'intérêt

2017 China’s president, Xi Jinping begins 3 day trip to Hong Kong to mark 20 years since the territory handed back to China


Birthdays in History

    Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, French writer (Mémoires), born in Paris (d. 1755) Franz Xaver Josef von Unertl, Bavarian politician (d. 1750) Guillaume Delisle, French cartographer (d. 1726) Benedict XIV [Prospero L Lambertini], Italian Pope (1740-58) Humphry Ditton, English mathematician, born in Salisbury, England (d. 1715) Francesco Scipione, marchese di Maffei, Italian archaeologist (d. 1755) Mary Walcott, American accuser at the Salem witch trials, born in Salem, Massachusetts (d. 1720) Claude Alexandre de Bonneval, French soldier (d. 1747) William Somervile, English poet (d. 1742) Paul Dudley, Attorney-General of Massachusetts, born in Roxbury, Massachusetts (d. 1751) Samuel Clarke, English philosopher and theologian, born in Norwich, England (d. 1729) Emperor Higashiyama of Japan (d. 1710) Richard Temple, 1st Viscount Cobham, English soldier and politician, born in Parchim, Mecklenburg-Schwerin, Germany (d. 1749)

Frederick William and Fehrbellin in 1675

In December 1640, when Frederick William acceded to the throne, Brandenburg was still under foreign occupation. A two-year truce was agreed with the Swedes in July 1641, but the looting, burning and general misbehaviour continued. In a letter of spring 1641, the Elector’s viceroy, Margrave Ernest, who carried the responsibility for administering the ruined Mark, offered a grim synopsis:

The country is in such a miserable and impoverished condition that mere words can scarcely convey the sympathy one feels with the innocent inhabitants. In general, We think that the cart has been driven so deep into the muck, as they say, that it cannot be extricated without the special help of the Almighty.

The strain of overseeing the anarchy unfolding in Brandenburg ultimately proved too much for the margrave, who succumbed to panic attacks, sleeplessness and paranoid delusions. By the autumn of 1642, he had taken to pacing about in his palace muttering to himself, shrieking and throwing himself to the floor. His death on 26 September was ascribed to ‘melancholy’.

Only in March 1643 did Frederick William return from the relative safety of Königsberg to the ruined city of Berlin, a city he scarcely recognized. Here he found a population depleted and malnourished, and buildings destroyed by fire or in a parlous state of repair. The predicament that had bedevilled his father’s reign remained unsolved: Brandenburg had no military force with which to establish its independence. The small army created by Schwarzenberg was already falling apart and there was no money to pay for a replacement. Johann Friedrich von Leuchtmar, a privy councillor and the Elector’s former tutor, summarized Brandenburg’s predicament in a report of 1644: Poland, he predicted, would seize Prussia as soon as it was strong enough Pomerania was under Swedish occupation and likely to remain so Kleve in the west was under the control of the Dutch Republic. Brandenburg stood ‘on the edge of the abyss’.

In order to restore the independence of his territory and press home his claims, the Elector needed a flexible, disciplined fighting force. The creation of such an instrument became one of the consuming preoccupations of his reign. The Brandenburg campaign army grew dramatically, if somewhat unsteadily, from 3,000 men in 1641–2, to 8,000 in 1643–6, to 25,000 during the Northern War of 1655–60, to 38,000 during the Dutch wars of the 1670s. During the final decade of the Elector’s reign, its size fluctuated between 20,000 and 30,000. Improvements in tactical training and armaments modelled on French, Dutch, Swedish and imperial best practice placed the Brandenburg army close to the cutting edge of European military innovation. Pikes and pikemen were phased out and the cumbersome matchlock guns carried by the infantry were replaced by lighter, faster-firing flintlocks. Artillery calibres were standardized to allow for the more flexible and efficient use of field guns, in the style pioneered by the Swedes. The foundation of a cadet school for officer recruits introduced an element of standardized professional formation. Better conditions of employment – including provision for maimed or retired officers – improved the stability of the command structure. These changes in turn improved the cohesion and morale of the non-commissioned ranks, who distinguished themselves in the 1680s by their excellent discipline and low rates of desertion.

The improvised forces assembled for specific campaigns during the early years of the reign gradually evolved into what one could call a standing army. In April 1655, a General War Commissioner (General-kriegskommissar) was appointed to oversee the handling of financial and other resources for the army, on the model of the military administration recently introduced in France under Le Tellier and Louvois. This innovation was initially conceived as a temporary wartime measure and only later established as a permanent feature of the territorial administration. After 1679, under the direction of the Pomeranian nobleman Joachim von Grumbkow, the General War Commissariat extended its reach throughout the Hohenzollern territories, gradually usurping the function of the Estate officials who had traditionally overseen military taxation and discipline at a local level. The General War Commissariat and the Office for the Domains were still relatively small institutions in 1688 when the Elector died, but under his successors they would play a crucial role in toughening the sinews of central authority in the Brandenburg-Prussian state. This synergy between war-making and the development of state-like central organs was something new it became possible only when the war-making apparatus was separated from its traditional provincial-aristocratic foundations.

The acquisition of such a formidable military instrument was important, because the decades that followed the end of the Thirty Years War were a period of intense conflict in northern Europe. Two foreign titans overshadowed Brandenburg foreign policy during the Elector’s reign. The first was King Charles X of Sweden, a restless, obsessive figure with expansionist dreams who seemed bent on trumping the record of his illustrious predecessor Gustavus Adolphus. It was Charles X’s invasion of Poland that started the Northern War of 1655–60. His plan was to subdue the Danes and the Poles, occupy Ducal Prussia and then march south at the head of a vast army to sack Rome in the manner of the ancient Goths. Instead, the Swedes became bogged down in a bitter five-year struggle for control of the Baltic littoral.

After the death of Charles X in 1660 and the ebbing of Swedish power, it was Louis XIV of France who dominated Brandenburg’s political horizons. Having assumed sole regency after the death of Cardinal Mazarin in 1661, Louis expanded his combined wartime armed forces from 70,000 to 320,000 men (by 1693) and launched a sequence of assaults to secure hegemony in western Europe there were campaigns against the Spanish Netherlands in 1667–8, the United Provinces in 1672–8 and the Palatinate in 1688.

In this dangerous environment, the Elector’s growing army proved an indispensable asset. In the summer of 1656, Frederick William’s 8,500 troops joined forces with Charles X to defeat a massive Polish-Tartar army in the battle of Warsaw (28–30 July). In 1658, he changed sides and campaigned as an ally of Poland and Austria against the Swedes. It was a sign of Frederick William’s growing weight in regional politics that he was appointed commander of the Brandenburg-Polish-imperial allied army raised to fight the Swedes in 1658–9. A chain of successful military assaults followed, first in Schleswig-Holstein and Jutland and later in Pomerania.

The most dramatic military exploit of the reign was Frederick William’s single-handed victory over the Swedes at Fehrbellin in 1675. In the winter of 1674–5, the Elector was campaigning with an Austrian army in the Rhineland as part of the coalition that had formed to contain Louis XIV during the Dutch wars. In the hope of securing French subsidies, the Swedes, allies of the French, invaded Brandenburg with an army of 14,000 men under the command of General Karl Gustav Wrangel. It was a scenario that awakened memories of the Thirty Years War: the Swedes unleashed the usual ravages on the hapless population of the Uckermark, to the north-east of Berlin. Frederick William reacted to news of the invasion with undisguised rage. ‘I can be brought to no other resolution,’ the Elector told Otto von Schwerin on 10 February, ‘than to avenge myself on the Swedes.’ In a series of furious despatches, the Elector, who was bedridden with gout, urged his subjects, ‘both noble and non-noble’, to ‘cut down all Swedes, wherever they can lay their hands upon them and to break their necks [… ] and to give no quarter’.

Frederick William joined his army in Franconia at the end of May. Covering over one hundred kilometres per week, his forces reached Magdeburg on 22 June, just over ninety kilometres from the Swedish headquarters in the city of Havelberg. From here, the Brandenburg command could establish through local informants that the Swedes were strung out behind the river Havel, with concentrations in the fortified cities of Havelberg, Rathenow and Brandenburg. Since the Swedes had failed to register the arrival of the Brandenburg army, the Elector and his commander Georg Derfflinger had the advantage of surprise, and they resolved to attack the Swedish strongpoint at Rathenow with only 7,000 cavalry a further 1,000 musketeers were loaded on to carts so that they could keep pace with the advance. Heavy rain and muddy conditions impeded their progress but also concealed them from the unsuspecting Swedish regiment at Rathenow. In the early morning of 25 June, the Brandenburgers attacked and destroyed the Swedish force with only minimal casualties on their own side.

The collapse of the Swedish line at Rathenow set the scene for the Battle of Fehrbellin, the most celebrated military engagement of the Elector’s reign. In order to restore cohesion to their position, the Swedish regiment in Brandenburg City pulled back deep into the countryside with the intention of sweeping to the north-west to join up with the main force at Havelberg. This proved more difficult than they had expected, because the heavy spring and summer rains had transformed the marshes of the area into a treacherous waterland broken only by islands of sodden grass or sand and criss-crossed by narrow causeways. Guided by locals, advance parties of the Electoral army blocked the main exits from the area, and forced the Swedes to fall back on the little town of Fehrbellin on the river Rhin. Here their commander, General Wrangel, deployed his 11,000 men in defensive fashion, setting the 7,000 Swedish infantry in the centre and his cavalry on the wings.

Against 11,000 Swedes the Elector could muster only around 6,000 men (a substantial part of his army, including most of his infantry, had not yet arrived in the area). The Swedes disposed of about three times as many field guns as the Brandenburgers. But this numerical disadvantage was offset by a tactical opportunity. Wrangel had neglected to occupy a low sandhill that overlooked his right flank. The Elector lost no time in positioning his thirteen field guns there and opening fire on the Swedish lines. Seeing his error, Wrangel ordered the cavalry on his right wing, supported by infantry, to take the hill. For the next few hours the battle was dominated by the ebb and surge of cavalry charge and counter-charge as the Swedes attempted to seize the enemy guns and were thrown back by the Brandenburg horse. A metaphorical fog of war shrouds all such encounters it was thickened on this occasion by a literal summer mist of the kind that often gathers in the marshes of the Havelland. Both sides found it difficult to coordinate their forces, but it was the Swedish cavalry that gave way first, fleeing from the field and leaving their infantry – the Dalwig Guards – exposed to the sabres of the Brandenburg horse. Of 1,200 Guards, twenty managed to escape and about seventy were taken prisoner the rest were killed. On the following day, the town of Fehrbellin itself was seized from a small Swedish occupation force. There was now a great fleeing of Swedes across the Mark Brandenburg. Considerable numbers of them, more perhaps than fell on the field of battle, were hacked to death in opportunist attacks by peasants as they made their way northwards. A contemporary report noted that peasants in the area around the town of Wittstock, not far from the border with Pomerania, had slain 300 Swedes, including a number of officers: ‘although several of the latter offered 2000 thalers for their lives, they were decapitated by the vengeful peasants.’21 Memories of the ‘Swedish terror’ still vivid in the older generation played a role here. By 2 July, every last Swede who had not been captured or killed had left the territory of the Electorate.

Victories of the kind achieved at Warsaw and Fehrbellin were of enormous symbolic importance to the Elector and his entourage. In an era that glorified successful warlords, the victories of Brandenburg’s army magnified the prestige and reputation of its founder. At Warsaw, Frederick William had stood in the thick of the fighting, repeatedly exposing himself to enemy fire. He wrote an account of the event and had it published in The Hague. His notes on the battle formed the basis for the relevant passages in Samuel Pufendorf’s history of the reign – a comprehensive and sophisticated work that marked a new departure in Brandenburg historiography. All this bore witness to a heightened historical self-consciousness, a sense that Brandenburg had begun to make – and to narrate – its own history. In his ‘royal memoirs’, a text intended for the eyes of his successor, Louis XIV observed that kings owe an account of their actions ‘to all ages’. The Great Elector never unfolded a cult of historicized self-memorialization to rival that of his French contemporary, but he too began consciously to perceive himself and his achievements through the eyes of an imagined posterity.

At Warsaw in 1656 the Brandenburgers had shown their mettle as coalition partners at Fehrbellin nineteen years later the Elector’s army, though outnumbered and forced to advance at lightning speed, prevailed without aid over an enemy with an intimidating European reputation. Here too the Elector, now a stout man of fifty-five, stayed at the centre of the action. He joined his riders in assaults on the Swedish lines until he was encircled by enemy troops and had to be cut free by nine of his own dragoons. It was after the victory at Fehrbellin that the soubriquet ‘the Great Elector’first appeared in print. There was nothing particularly remarkable in that, since broadsheets extolling the greatness of rulers were commonplace in seventeenth-century Europe. But unlike so many other early-modern ‘greats’ (including the abortive ‘Louis the Great’, propagated by the sycophantic pamphleteers of the sun-king ‘Leopold the Great’ of Austria and ‘Maximilian the Great’, usage of which is now confined to die-hard Bavarian monarchist circles) this one survived, making Elector Frederick William the only non-royal early-modern European sovereign who is still widely accorded this epithet.

With Fehrbellin, moreover, a bond was forged between history and legend. The battle became a fixture in memory. The dramatist Heinrich von Kleist chose it as the setting for his play Der Prinz von Homburg, a fanciful variation on the historical record, in which an impulsive military commander faces a death sentence for having led a victorious charge against the Swedes despite orders to hold back, but is pardoned by the Elector once he has accepted his culpability. To the Brandenburgers and Prussians of posterity, Frederick William’s predecessors would remain shadowy, antique figures imprisoned within a remote past. By contrast, the ‘Great Elector’ would be elevated to the status of a three-dimensional founding father, a transcendent personality who both symbolized and bestowed meaning upon the history of a state.


Data for 1675

The Prime Meridian passing through it, the Royal Greenwich Observatory gave its name to Greenwich Mean Time, the precursor to UTC

In the year 1675, Native American Christian John Sassamon from the Massachusett tribe is killed (Jan 29), the killers convicted (Jun 8), and this helps spark the conflict known as King Philip’s (Metacomet) War, breaking out as the Wampanoags attack Swansea in Massachusetts (Jun 24), Brandenburg defeats the Swedes in the Battle of Fehrbellin (Jun 28), construction of the Royal Greenwich Observatory in London begins (Aug 10), the Narragansetts sign a treaty with the English in Boston (Sep 18), United colonial forces attack the Narragansetts at the Great Swamp Massacre in New England (Dec 19), the American Indian Wars go on – and all these fine people were born:

1675-xxxx Erik Cajanus* teacher/ editor/bishop – Sotkamo, Sweden-Finland (1737/c.62)

1675-0114 Marie Karoline von Fuchs-Mollard* the governess of Maria Theresa of Austria – Vienna, Austria (1754/79)
1675-0127 Erik Benzelius the younger* priest/librarian/Archbishop of Uppsala – Uppsala, Sweden (1743/68)

1675-0214 Johann Cyriak Hackhofer* painter – Wilten, Tirol, Austria (1731/56)
1675-0228 Guillaume Delisle* cartographer – Paris, France (1726/50)

1675-0328 Johann Wilhelm* Duke of Saxe-Jena – Jena, Holy Roman Empire (1690/15)

1675-0403 Guillermo Mesquida* painter – Palma de Mallorca, Spain (1747/72)

1675-0509 Anders Örbom* soldier/POW in Siberia – Örebro, Sweden (1740/65)

1675-0817 Johann Adolph Wedel* physician – Jena, Holy Roman Empire (1747/71)

1675-0902 William Somerville* poet – Staffordshire, England (1742/66)
1675-0903 Paul Dudley* jurist/ Attorney-General of the Province of Massachusetts Bay – Roxbury, Massachusetts (1751/75)

1675-1011 Samuel Clarke* philosopher/clergyman – Norwich, England (1729/53)
1675-1021 Higashiyama* 東山天皇 the 113th emperor of Japan – Japan (1710/34)

1675-1115 Caspar König* German organ builder – Ingolstadt, Holy Roman Empire (1765/89)
1675-1129 Carlo Bartolomeo Rastrelli* Italian sculptor/architect – Florence, Grand Duchy of Tuscany (1744/68)

1675-1228 Heinrich Klausing* German mathematician/astronomer/ polymath – Herford, Holy Roman Empire (1745/69)


Fehrbellin - Encyclopedia

FEHRBELLIN, a town of Germany, in the kingdom of Prussia, on the Rhine, 40 m. N.W. from Berlin on the railway to NeuRuppin. Pop. (1905) 1602. It has a Protestant and a Roman Catholic church and some small industries, among them that of wooden shoes. Fehrbellin is memorable in history as the scene of the famous victory gained, on the 18th of June 1675, by the great elector, Frederick William of Prussia, over the Swedes under Field-Marshal Wrangel. A monument was erected in 1879 on the field of battle, near the village of Hakenberg, to commemorate this great feat of arms.

See A. von Witzleben and P. Hassel, Zum 200 jdhrigen Gedenktag von Fehrbellin (Berlin, 1875) G. Sello, "Fehrbellin," in Deutsche Zeitschrift fur Geschichtswissenschaften, vii. M. Johns, "Der Grosse Kurfurst bei Fehrbellin, &c.," in Hohenzollern Jahrbuch, 'Feijoo Y Montenegro, Benito Jeronimo' (1676-1764), Spanish monk and scholar was born at Santa Maria de Melias, near Orense, on the 8th of October 1676. At the age of twelve he entered the Benedictine order, devoted himself to study, and waged war against the superstition and ignorance of his countrymen in the Teatro critico (1726-1739) and the Cartas eruditas (1742-1760). These exposures of a retrograde system called forth embittered protests from narrow-minded patriots like Salvador Jose Maner, and others but the opposition was futile, and Feij60's services to the cause of knowledge were universally recognized long before his death, which took place at Oviedo on the 26th of September 1764. He was not a great genius, nor a writer of transcendent merit his name is connected with no important discovery, and his style is undistinguished. But he uprooted many popular errors, awakened an interest in scientific methods, and is justly regarded as the initiator of educational reform in Spain.

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Attractions

  • Small memorial (built in 1800 on the initiative of Friedrich Eberhard von Rochow , "Erbherr auf Reckahn " but soon expired), which stands on the country road (parcel Auf dem Lehmberge ) where the Swedish battle line was broken.

After collecting the necessary funds, the Fehrbellin and Surrounding Warrior Association initiated the renewal of the vase pedestal. The monument was consecrated on August 23, 1857. The monument was renewed in 2002.


Famous Deaths In 1675

Famous People Died In This Year In History

Feb 09 Gerard Dou, Dutch painter, buried died on this day in history.

Mar 18 In the year 1675 death of arthur Chichester, 1st Earl of Donegall, Irish soldier (b. 1606)

Apr 12 Richard Bennett, British Colonial Governor of Virginia (b. 1609) died on this day in history.

May 18 Jacques Marquette jesuit/missionaries (Chicago), dies at 37 on this day in history.

May 27 Gaspard Dughet, French painter (b. 1613) died on this day in history.

Jun 12 In the year 1675 charles Emanuel II, Duke of Savoy (1638-75), dies at 40

Jul 25 In the year 1675 nicolas Saboly, composer, dies at 61

Jul 27 On this day in history henri de La Tour d'Auvergne Vicomte de Turenne, gen (France), dies


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