Israël et la Jordanie signent un accord de paix - Histoire

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Israël et la Jordanie signent un accord de paix

Le 26 octobre 1994, Israël et la Jordanie ont signé un accord de paix mettant fin à l'état de guerre entre eux. L'accord a résolu des différends frontaliers mineurs entre les deux parties et a établi des relations diplomatiques complètes.



Israël et la Jordanie étaient officiellement en guerre depuis 1948, lorsque la Transjordanie a envahi Israël, alors qu'Israël déclarait son indépendance. En 1988, la Jordanie a officiellement renoncé à toute revendication sur la Cisjordanie. Une fois qu'Israël a conclu les accords d'Oslo avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), la voie était libre pour la Jordanie et Israël pour conclure un accord de paix. Le président Bill Clinton a fait pression sur les Jordaniens pour qu'ils concluent un accord avec Israël et, en juillet 1994, Israël et la Jordanie ont conclu un accord de non-belligérance, dans un premier temps. Au cours des trois mois suivants, les deux pays ont négocié un accord de paix final. Cet accord délimitait les frontières et établissait également des relations diplomatiques complètes entre Israël et la Jordanie. Deux des dispositions particulières de l'accord étaient la reconnaissance du rôle historique de la Jordanie sur les lieux saints musulmans de Jérusalem et l'accord d'Israël de fournir 50 000 000 mètres cubes d'eau à la Jordanie. Les deux parties ont également convenu de travailler ensemble à des solutions pour les réfugiés palestiniens


Négociations de paix Israël-Jordanie : Traité de paix Israël-Jordanie

Le Gouvernement de l'État d'Israël et le Gouvernement du Royaume hachémite de Jordanie :

Palier à l'esprit la Déclaration de Washington, signée par eux le 25 juillet 1994, et qu'ils se sont tous deux engagés à honorer

Visée à la réalisation d'une paix juste, durable et globale au Moyen-Orient fondée sur les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité sous tous leurs aspects

Palier à l'esprit l'importance de maintenir et de renforcer la paix fondée sur la liberté, l'égalité, la justice et le respect des droits humains fondamentaux, surmontant ainsi les barrières psychologiques et promouvant la dignité humaine

Réaffirmer leur foi dans les buts et principes de la Charte des Nations Unies et reconnaissant leur droit et leur obligation de vivre en paix les uns avec les autres ainsi qu'avec tous les États, dans des frontières sûres et reconnues

Désirer développer entre eux des relations d'amitié et de coopération conformément aux principes du droit international régissant les relations internationales en temps de paix

Désirer ainsi que d'assurer une sécurité durable à leurs deux États et notamment d'éviter les menaces et l'usage de la force entre eux

Palier à l'esprit que dans leur déclaration de Washington du 25 juillet 1994, ils ont déclaré la fin de l'état de belligérance entre eux

Décider d'établir la paix entre eux conformément au présent traité de paix

Sont convenus de ce qui suit :

ARTICLE 1

ETABLISSEMENT DE LA PAIX

La paix est établie entre l'État d'Israël et le Royaume hachémite de Jordanie (les « Parties ») à compter de l'échange des instruments de ratification du présent Traité.

ARTICLE 2

    Ils reconnaissent et respecteront la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance politique de l'autre

ARTICLE 3

    La frontière internationale entre Israël et la Jordanie est délimitée en référence à la définition de la frontière en vertu du Mandat, comme indiqué à l'annexe I (a), sur les documents cartographiques qui y sont joints et les coordonnées qui y sont spécifiées.

ARTICLE 4

      1. Les deux parties, reconnaissant que la compréhension mutuelle et la coopération dans les questions liées à la sécurité constitueront une partie importante de leurs relations et renforceront encore la sécurité de la région, s'engagent à fonder leurs relations de sécurité sur la confiance mutuelle, la promotion d'intérêts communs et la coopération, et viser un cadre régional de partenariat dans la paix.

        s'abstenir de la menace ou de l'emploi de la force ou d'armes, conventionnelles, non conventionnelles ou de toute autre nature, les uns contre les autres, ou d'autres actions ou activités qui portent atteinte à la sécurité de l'autre Partie

        rejoindre ou aider, promouvoir ou coopérer de quelque manière que ce soit avec une coalition, une organisation ou une alliance à caractère militaire ou sécuritaire avec un tiers, dont les objectifs ou les activités comprennent le lancement d'une agression ou d'autres actes d'hostilité militaire contre l'autre Partie, en violation des dispositions du présent traité.

        à prendre les mesures nécessaires et efficaces pour empêcher que des actes de terrorisme, de subversion ou de violence ne soient perpétrés à partir de leur territoire ou à travers celui-ci et à prendre les mesures nécessaires et efficaces pour lutter contre ces activités et tous leurs auteurs.

        la création au Moyen-Orient d'une région exempte d'alliances et de coalitions hostiles

      ARTICLE 5

        Les Parties conviennent d'établir des relations diplomatiques et consulaires complètes et d'échanger des ambassadeurs résidents dans un délai d'un mois à compter de l'échange des instruments de ratification du présent Traité.

      ARTICLE 6

        Les parties conviennent de reconnaître mutuellement leurs allocations légitimes dans les eaux du Jourdain et du fleuve Yarmouk et dans les eaux souterraines d'Araba/Arava conformément aux principes acceptables convenus, aux quantités et à la qualité énoncés à l'annexe II, qui doivent être pleinement respectés et respecté.

        développement des ressources en eau existantes et nouvelles, en augmentant la disponibilité de l'eau, y compris la coopération sur une base régionale, le cas échéant, et en minimisant le gaspillage des ressources en eau tout au long de la chaîne de leurs utilisations

      ARTICLE 7

        Considérant le développement économique et la prospérité comme des piliers de la paix, de la sécurité et des relations harmonieuses entre les États, les peuples et les êtres humains, les Parties, prenant acte des accords conclus entre elles, affirment leur volonté mutuelle de promouvoir la coopération économique entre elles, ainsi que dans le cadre d'une coopération économique régionale plus large.

        supprimer tous les obstacles discriminatoires aux relations économiques normales, mettre fin aux boycotts économiques dirigés les uns contre les autres et coopérer pour mettre fin aux boycotts contre l'une ou l'autre des parties par des tiers

      ARTICLE 8

        Reconnaissant les énormes problèmes humains causés aux deux Parties par le conflit au Moyen-Orient, ainsi que la contribution qu'elles ont apportée à l'atténuation des souffrances humaines, les Parties s'efforceront d'atténuer davantage ces problèmes survenant au niveau bilatéral.

        dans le cas des personnes déplacées, en comité quadripartite avec l'Egypte et les Palestiniens :

        dans le cadre du Groupe de travail multilatéral sur les réfugiés

      ARTICLE 9

        Chaque partie offrira la liberté d'accès aux lieux d'importance religieuse et historique.

      ARTICLE 10

      ÉCHANGES CULTURELS ET SCIENTIFIQUES

      Les Parties, désireuses d'éliminer les biais développés au cours des périodes de conflit, reconnaissent l'opportunité d'échanges culturels et scientifiques dans tous les domaines et conviennent d'établir entre elles des relations culturelles normales. Ainsi, ils doivent, dans les meilleurs délais et au plus tard 9 mois à compter de l'échange des instruments de ratification du présent Traité, conclure les négociations sur les accords culturels et scientifiques.

      ARTICLE 11

        Les Parties s'efforceront de favoriser la compréhension mutuelle et la tolérance fondées sur des valeurs historiques partagées et, en conséquence, s'engagent à :

        s'abstenir de toute propagande hostile ou discriminatoire les uns envers les autres et prendre toutes les mesures juridiques et administratives possibles pour empêcher la diffusion d'une telle propagande par toute organisation ou individu présent sur le territoire de l'une ou l'autre des Parties

      ARTICLE 12

      LUTTE CONTRE LE CRIME ET LA DROGUE

      Les Parties coopéreront dans la lutte contre la criminalité, en mettant l'accent sur la contrebande, et prendront toutes les mesures nécessaires pour combattre et prévenir des activités telles que la production et le trafic de drogues illicites, et traduire en justice les auteurs de telles actes. A cet égard, ils prennent note des accords intervenus entre eux dans les domaines ci-dessus, conformément à l'annexe III et s'engagent à conclure tous les accords pertinents au plus tard 9 mois à compter de la date de l'échange des instruments de ratification du présent Traité.

      ARTICLE 13

        Chaque partie autorisera la libre circulation des ressortissants et des véhicules de l'autre à l'intérieur et à l'intérieur de son territoire conformément aux règles générales applicables aux ressortissants et aux véhicules des autres États. Aucune des parties n'imposera de taxes ou de restrictions discriminatoires à la libre circulation des personnes et des véhicules de son territoire vers le territoire de l'autre.

      ARTICLE 14

        Sans préjudice des dispositions du paragraphe 3, chaque Partie reconnaît le droit des navires de l'autre Partie au passage inoffensif dans ses eaux territoriales conformément aux règles du droit international.

      ARTICLE 15

        Les Parties reconnaissent comme applicables l'une à l'autre les droits, privilèges et obligations prévus par les accords aériens multilatéraux auxquels elles sont toutes deux parties, notamment par la Convention de 1944 relative à l'aviation civile internationale (Convention de Chicago) et l'Accord de 1944 sur le transit des services aériens internationaux. .

      ARTICLE 16

      POSTES ET TÉLÉCOMMUNICATIONS

      Les Parties prennent acte de l'ouverture entre elles, conformément à la Déclaration de Washington, de lignes directes de téléphone et de télécopie. Les liaisons postales, dont les négociations ont été conclues, seront activées dès la signature du présent Traité. Les Parties conviennent en outre que des communications normales sans fil et par câble et des services de relais de télévision par câble, radio et satellite seront établis entre elles, conformément à toutes les conventions et réglementations internationales pertinentes. Les négociations sur ces sujets seront conclues au plus tard neuf mois après l'échange des instruments de ratification du présent traité.

      ARTICLE 17

      TOURISME

      Les Parties affirment leur volonté mutuelle de promouvoir la coopération entre elles dans le domaine du tourisme. Afin d'atteindre cet objectif, les Parties - prenant acte des accords intervenus entre elles concernant le tourisme - conviennent de négocier, dans les meilleurs délais, et de conclure au plus tard trois mois à compter de l'échange des instruments de ratification de la présente Traité, un accord visant à faciliter et à encourager le tourisme mutuel et le tourisme des pays tiers.

      ARTICLE 18

      ENVIRONNEMENT

      Les Parties coopéreront dans les questions relatives à l'environnement, domaine auquel elles attachent une grande importance, y compris la conservation de la nature et la prévention de la pollution, comme indiqué à l'annexe IV. Ils négocieront un accord sur ce qui précède, à conclure au plus tard 6 mois à compter de l'échange des instruments de ratification du présent traité.

      ARTICLE 19

        Les parties coopéreront au développement des ressources énergétiques, y compris le développement de projets liés à l'énergie tels que l'utilisation de l'énergie solaire.

      ARTICLE 20

      AMÉNAGEMENT DE LA VALLÉE DU RIFT

      Les parties attachent une grande importance au développement intégré de la région de la vallée du Rift jordanien, y compris des projets communs dans les domaines économique, environnemental, énergétique et touristique. Prenant note des termes de référence élaborés dans le cadre du Comité économique trilatéral Israël-Jordanie-États-Unis en vue du plan directeur de développement de la vallée du Rift jordanien, ils poursuivront vigoureusement leurs efforts en vue de l'achèvement de la planification et de la mise en œuvre.

      ARTICLE 21

      SANTÉ

      Les parties coopéreront dans le domaine de la santé et négocieront en vue de la conclusion d'un accord dans les neuf mois suivant l'échange des instruments de ratification du présent traité.

      ARTICLE 22

      AGRICULTURE

      Les Parties coopéreront dans les domaines de l'agriculture, y compris les services vétérinaires, la protection des végétaux, la biotechnologie et la commercialisation, et négocieront en vue de la conclusion d'un accord dans les 6 mois à compter de la date de l'échange des instruments de ratification du présent Traité.

      ARTICLE 23

      AQABA ET EILAT

      Les Parties conviennent d'entamer des négociations, dans les meilleurs délais et au plus tard un mois après l'échange des instruments de ratification du présent Traité, sur des arrangements qui permettraient le développement conjoint des villes d'Aqaba et d'Eilat en ce qui concerne ces questions, entre autres, comme le développement touristique commun, les douanes communes, la zone de libre-échange, la coopération dans l'aviation, la prévention de la pollution, les questions maritimes, la coopération policière, douanière et sanitaire. Les parties concluront tous les accords pertinents dans un délai de 9 mois à compter de l'échange des instruments de ratification du traité.

      ARTICLE 24

      RÉCLAMATIONS

      Les Parties conviennent de mettre en place une commission de réclamation pour le règlement mutuel de toutes les réclamations financières.

      ARTICLE 25

        Le présent Traité n'affecte pas et ne doit pas être interprété comme affectant, de quelque manière que ce soit, les droits et obligations des Parties en vertu de la Charte des Nations Unies.

      ARTICLE 26

      LÉGISLATION

      Dans les 3 mois suivant l'échange des ratifications du présent Traité, les Parties s'engagent à promulguer toute législation nécessaire à la mise en œuvre du Traité, à mettre fin à tout engagement international et à abroger toute législation incompatible avec le Traité.

      ARTICLE 27

        Le présent Traité sera ratifié par les deux Parties conformément à leurs procédures nationales respectives. Il entrera en vigueur dès l'échange des instruments de ratification.

      ARTICLE 28

      MESURES PROVISOIRES

      Les parties appliqueront, dans certains domaines, à convenir, des mesures provisoires en attendant la conclusion des accords pertinents conformément au présent traité, comme stipulé à l'annexe V.

      ARTICLE 29

        Les différends résultant de l'application ou de l'interprétation du présent Traité seront réglés par voie de négociations.

      ARTICLE 30

      ENREGISTREMENT

      Le présent Traité sera transmis au Secrétaire général des Nations Unies pour enregistrement conformément aux dispositions de l'article 102 de la Charte des Nations Unies.

      Fait au point de passage Arava/Araba ce jour 21 Heshvan 5775, 21 Joumada Al-Ula 1415 qui correspond au 26 octobre 1994 en langues hébraïque, anglaise et arabe, tous les textes faisant également foi. En cas de divergence d'interprétation, le texte anglais prévaudra.


      ISRAELL ET LA JORDANIE SIGNE UN PROJET DE TRAITÉ DE PAIX

      Israël et la Jordanie ont paraphé aujourd'hui un projet de traité de paix ouvrant la voie à des relations diplomatiques régulières, à un commerce amélioré et à des voyages plus faciles après 46 ans de basculement entre guerre et coexistence difficile.

      L'accord, conclu après des négociations tortueuses durant la nuit, a été le premier ajout majeur à la mosaïque de paix au Moyen-Orient depuis l'accord entre Israël et l'Organisation de libération de la Palestine l'année dernière. C'était aussi le premier accord de paix entre Israël et une nation arabe depuis le traité avec l'Égypte en 1979.

      Alors que pendant plus de 20 ans, la Jordanie et Israël ne s'étaient pas battus ouvertement et avaient parfois semblé secrètement des voisins coopérant, l'accord aujourd'hui a maintenu l'élan des efforts de paix et a déplacé l'attention diplomatique vers la Syrie en tant que prochain pays voisin qui pourrait mettre fin à son état de guerre avec Israël.

      La Maison Blanche a annoncé ce soir que le président Clinton avait accepté une invitation à assister à la cérémonie officielle de signature du traité, prévue le 26 octobre dans la zone frontalière entre Eilat et Aqaba. Le roi Hussein de Jordanie et le Premier ministre Yitzhak Rabin d'Israël ont officiellement mis fin à l'état de guerre entre la Jordanie et Israël lors d'une cérémonie à la Maison Blanche en juillet, et M. Clinton a salué le traité aujourd'hui comme « une réalisation extraordinaire ».

      Ni Israël ni la Jordanie n'ont divulgué les détails du traité, et les responsables ont déclaré que les annexes à un accord final devaient encore être élaborées.

      Mais la radio israélienne a rapporté que l'accord impliquait un accord d'Israël pour détourner quelque 50 millions de mètres cubes d'eau, ou 13,2 milliards de gallons, par an vers la Jordanie aride, où, comme ailleurs dans cette région, l'eau est une marchandise presque aussi précieuse que pétrole dans le maintien de la viabilité économique. En outre, les deux parties auraient convenu de construire ultérieurement des barrages sur les fleuves Yarmouk et Jourdain pour augmenter l'approvisionnement en eau des deux pays.

      La radio israélienne a déclaré que les deux parties avaient également conclu un accord complexe qui permettrait à la Jordanie de réaffirmer sa souveraineté sur une poche de territoire occupé par Israël de 135 miles carrés le long de sa frontière sud, mais d'en louer environ 11 miles carrés à Israël .

      Cet arrangement inhabituel pourrait devenir un précédent pour les négociations d'Israël avec la Syrie sur la question beaucoup plus vaste et explosive du contrôle des hauteurs du Golan occupées par Israël, le point central de la discorde entre Israël et le président syrien Hafez el-Assad.

      A Amman aujourd'hui, cependant, les dirigeants israéliens et jordaniens - rayonnant l'un vers l'autre depuis des podiums adjacents - semblaient déterminés à souligner les vertus de leur accord et la chaleur d'une relation qui est largement considérée comme s'étant développée dans le secret lorsque les deux parties ne parlaient pas officiellement.

      "Personne n'a perdu, personne n'a gagné, nous avons tous gagné", a déclaré M. Rabin.

      Le roi Hussein a déclaré : "Entre nous, espérons-le, c'est un nouveau départ, un nouveau départ." Les deux dirigeants se sont exprimés lors de la cérémonie au Palais royal des invités, où le traité a été paraphé par M. Rabin et son homologue jordanien, Abdul- Salam al-Majali, avec beaucoup d'éloges mutuels de la part du roi et de M. Rabin.

      Le ministre des Affaires étrangères d'Israël, Shimon Peres, a par la suite surpris de nombreux Jordaniens en embrassant le roi et en l'embrassant sur les deux joues, une forme traditionnelle de salutation arabe.

      Les efforts négociés pour signer un traité de paix se sont poursuivis régulièrement depuis que la Jordanie a signé son accord avec Israël en juillet pour mettre fin à un état de guerre formel qui durait depuis 46 ans.

      Jusqu'à dimanche, cependant, il y avait peu d'indications que les négociations, qui ont commencé avec la conférence de paix de Madrid en 1991 après la fin de la guerre du golfe Persique, étaient sur le point de surmonter les différends non résolus sur les questions d'eau, de territoire et de sécurité.

      Puis, dimanche soir, les Israéliens ont appris que M. Rabin et M. Peres s'étaient envolés pour Amman, la capitale jordanienne, après une semaine dominée en Israël par l'enlèvement et le meurtre d'un soldat israélien par des militants islamistes.

      L'épisode a semblé mettre en évidence les pressions exercées sur l'accord d'Israël avec l'OLP. des militants palestiniens. L'urgence de la visite à Amman a laissé l'impression que M. Rabin était désespéré de maintenir l'élan de ses ouvertures à la Jordanie alors que son accord avec le P.L.O. semblait se heurter à des défis.

      Le paraphe, cependant, ne signifiait pas la fin des négociations.

      Mardi, des responsables des deux parties doivent entamer des pourparlers détaillés sur les annexes du traité dans le port jordanien d'Aqaba sur la mer Rouge. Après cela, l'accord doit être approuvé par les deux parlements, ce qui est considéré comme une formalité.

      Parmi les questions en suspens, l'eau était la plus importante.

      Selon les comptes rendus jordaniens, tant Israël que la Syrie ont progressivement restreint l'accès de la Jordanie à l'eau du Jourdain et du fleuve Yarmuk, de sorte que sur une allocation annuelle de 477 millions de mètres cubes par an prévue dans les propositions parrainées par les États-Unis en 1953, la Jordanie est ne recevant maintenant aucun du Jourdain et seulement environ 100 millions du Yarmuk.

      Israël a signalé qu'un accord visant à détourner 50 millions de mètres cubes par an vers la Jordanie, vraisemblablement de la région de la mer de Galilée, est donc une impulsion économique majeure pour un pays dont les réserves d'eau souterraine s'épuisent rapidement. La Jordanie rationne déjà l'eau.

      Pour Israël, l'accord impliquait une concession car il a longtemps soutenu qu'il y avait trop peu d'eau dans la région pour être partagée, et que la seule façon de surmonter la pénurie à long terme était d'exploiter de nouvelles sources d'eau.

      L'accord sur le territoire était moins dramatique, même s'il semblait une nouvelle approche de ce qui a longtemps été le problème central du Moyen-Orient.

      "Israël restituera tous les territoires jordaniens occupés avec des ratifications frontalières mineures effectuées sur une base de réciprocité", a déclaré le Premier ministre Majali. L'arrangement territorial n'affecte pas la Cisjordanie occupée par Israël, autrefois gouvernée par la Jordanie, car le roi Hussein a renoncé aux liens législatifs et administratifs avec le territoire en faveur de l'OLP. en 1988.

      La Jordanie et Israël ont déclaré qu'ils étaient convenus que la frontière internationale entre leurs pays devrait suivre, avec de petites modifications, une ligne de démarcation britannique entre la Jordanie et la Palestine sous mandat britannique établie en 1922.

      La radio israélienne a déclaré que la Jordanie avait reconquis tout le territoire qu'elle avait demandé, mais que certains seraient "loués à Israël en raison de son importance" pour les agriculteurs. Les responsables israéliens ont déclaré que le montant ne dépassait pas environ 11,5 miles carrés.

      L'accord n'a cependant pas plu à tout le monde.

      Les fondamentalistes islamiques jordaniens, à l'instar de ceux de Gaza et de la Cisjordanie occupée, ont juré de s'opposer à l'accord, affirmant qu'il était contre "tout ce que les musulmans et les Arabes défendent et croient". L'opposition islamique contrôle 16 des 80 sièges dans la chambre basse du Parlement jordanien et ne peut à elle seule bloquer sa ratification.

      En Israël, les responsables de l'opposition du Likoud ont remis en question la hâte avec laquelle l'accord avait été conclu. "Il y a toujours des inquiétudes, surtout quand je vois la hâte", a déclaré l'ancien Premier ministre Yitzhak Shamir.

      Une autre source d'opposition pourrait être l'OLP, qui a historiquement rivalisé avec le roi Hussein pour représenter les Palestiniens et, ces dernières années, a rivalisé avec la Jordanie pour tirer parti des efforts de paix avec Israël. Clinton salue l'accord de paix

      WASHINGTON, 17 octobre (Spécial pour le New York Times) -- Le président Clinton a salué aujourd'hui l'accord de paix entre Israël et la Jordanie, et la Maison Blanche a déclaré que M. Clinton se rendrait au Moyen-Orient la semaine prochaine pour assister à une cérémonie de signature sur le frontière de deux pays.

      Le voyage nécessitera que M. Clinton annule ou reprogramme plusieurs apparitions destinées à consolider les perspectives de son parti pour les élections de mi-mandat. Mais les collaborateurs du président ont déclaré qu'il avait conclu que sa présence enverrait un message fort sur l'importance de l'effort de paix aux États-Unis, et certains d'entre eux ont également suggéré que cela attirerait l'attention des Américains sur un succès de la politique étrangère.

      Avant de s'envoler de Washington au Nouveau-Mexique pour un voyage d'une journée, M. Clinton a fait l'éloge du Premier ministre Rabin et du roi Hussein. « Les États-Unis les ont soutenus et ont travaillé avec eux, et nous les soutiendrons à chaque étape », a déclaré le président.

      A bord d'Air Force One, M. Clinton a alors reçu un appel téléphonique longue distance des deux dirigeants, qui l'ont invité à assister à la signature de l'accord. Un haut responsable de l'administration a déclaré que le président avait décidé d'accepter au moment où il est remonté à bord de son avion pour le voyage de retour à Washington ce soir.

      La décision, qui selon les responsables fait suite à un vif débat parmi ses conseillers, signifie que M. Clinton interrompra un programme chargé de campagne pour que les candidats démocrates se rendent en Israël, en Jordanie et peut-être aussi au Koweït, où il rendrait visite aux soldats américains.


      Partenaires de confiance

      La relation Rabin-Hussein était cruciale pour le succès des négociations. Les deux se faisaient confiance. Hussein considérait Rabin comme un militaire qui avait les questions de sécurité sous son commandement. Il était convaincu qu'il avait une occasion unique d'obtenir un traité de paix et Rabin était au centre de l'ouverture.

      Le roi de Jordanie Hussein et le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin s'entretiennent au bord de la mer de Galilée à Tzemach le 10 novembre, après avoir échangé des copies ratifiées du traité de paix israélo-jordanien. Crédit photo : Reuters.

      Le roi considérait également le processus de négociation comme presque plus une expérience religieuse qu'une solution diplomatique aux passions du conflit israélo-arabe.

      Le roi considérait également le processus de négociation comme presque plus une expérience religieuse qu'une solution diplomatique aux passions du conflit arabo-israélien. Il a parlé avec émotion du rétablissement de la paix entre les enfants d'Abraham. Il voulait une paix chaleureuse, pas la paix froide entre l'Egypte et Israël.

      Jérusalem était également une question centrale pour la famille hachémite. Malgré la perte du contrôle physique de Jérusalem-Est en 1967, le roi avait conservé son influence dans les institutions musulmanes qui administraient les lieux saints de la ville. La préservation du rôle de la Jordanie dans l'administration de la troisième ville la plus sainte de l'Islam était une très haute priorité de Hussein à l'époque, et l'est toujours pour son fils le roi Abdallah aujourd'hui. Lors d'une autre réunion secrète en mai 1994, au domicile du roi à Londres, Rabin a assuré le roi qu'Israël respecterait le lien hachémite avec la ville. Elle sera explicitement mentionnée dans l'article 9 du traité. C'est la percée décisive.


      Le président Trump a déclaré qu'il y aurait « la paix au Moyen-Orient » après avoir facilité la signature officielle de deux accords de paix historiques entre Israël et deux autres nations mardi. La signature des accords d'Abraham, qui a eu lieu sur la pelouse sud de la Maison Blanche, a inauguré les accords officiels entre Israël et les Émirats arabes unis, et Israël et Bahreïn pour établir des relations diplomatiques.

      "Nous sommes ici pour changer le cours de l'histoire", a déclaré Trump. "Après des décennies de division et de conflit, nous marquons l'aube d'un nouveau Moyen-Orient."

      "Nous sommes ici pour changer le cours de l'histoire", a déclaré le président Trump, s'exprimant depuis le balcon du premier étage du WH surplombant la cérémonie de signature de South Lawn. Il a dit que ce sont les deux premiers accords de paix de ce type en un quart de siècle et qu'il y en aura d'autres à venir. pic.twitter.com/Ug7XLqhTZR

      &mdash Mark Knoller (@markknoller) 15 septembre 2020

      Après des décennies de divisions et de conflits, nous marquons l'aube d'un nouveau Moyen-Orient. Félicitations au peuple d'Israël, au peuple des Émirats arabes unis et au peuple du Royaume de Bahreïn. Que Dieu vous bénisse tous! pic.twitter.com/gpeqFDtr0S

      &mdash Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 15 septembre 2020

      Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et les ministres des Affaires étrangères des Émirats arabes unis et du Royaume de Bahreïn ont signé les documents officiels décrétant la normalisation des relations entre les nations.

      Le président Trump, Premier ministre d'Israël, et les ministres des Affaires étrangères de Bahreïn et des Émirats arabes unis, signent des documents pour la normalisation des relations, le premier entre Israël et deux États arabes en un quart de siècle. pic.twitter.com/ZpQKzQygna

      &mdash Mark Knoller (@markknoller) 15 septembre 2020

      Les dirigeants terminent la cérémonie de signature en saluant les invités sur la pelouse sud depuis le balcon du WH. pic.twitter.com/gdeZGKfdHS

      &mdash Mark Knoller (@markknoller) 15 septembre 2020

      Selon le président, les nations "établiront des ambassades, échangeront des ambassadeurs et commenceront à travailler ensemble en tant que partenaires".

      « Ils vont travailler ensemble. Ce sont des amis », a déclaré Trump. “Il y aura d'autres pays très, très bientôt qui suivront ces grands leaders.”

      Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn établiront des ambassades, échangeront des ambassadeurs et commenceront à travailler ensemble en tant que partenaires.

      "Ils sont amis." pic.twitter.com/abXBd9tGl6

      &mdash La Maison Blanche (@WhiteHouse) 15 septembre 2020

      Dans le cadre des accords de paix, les nations établiront des relations diplomatiques et des politiques différentes pour assurer des voyages et une religion plus libres dans les régions.

      "Grâce au grand courage des dirigeants de ces trois pays, nous faisons un grand pas vers un avenir dans lequel les gens de toutes confessions et origines vivent ensemble dans la paix et la prospérité", a déclaré Trump.

      Avant la cérémonie, Netanyahu a rejoint Trump dans le bureau ovale où il a reçu "un gage spécial d'affection", une clé de la Maison Blanche. Netanyahu a remercié Trump en disant qu'il avait la clé du cœur du peuple d'Israël. Il a également félicité Trump pour avoir aidé à donner la paix au Moyen-Orient.

      «C'est inimaginable il y a quelques années. Mais avec de la détermination, de la détermination [et] un regard neuf sur la manière dont la paix est réalisée, cela est en train d'être réalisé », a déclaré Netanyahu, félicitant l'administration Trump pour son aide dans la négociation des accords.

      Le Premier ministre Netanyahu reçoit une "Clé de la Maison Blanche" du président Trump. Il appelle cela « un gage spécial d’affection » pour Netanyahu, qui a répondu en disant à Trump qu’il avait « une clé pour le cœur du peuple d’Israël », pour tout ce qu’il a fait. pic.twitter.com/W20rxxaBOw

      &mdash Mark Knoller (@markknoller) 15 septembre 2020

      Trump a également signalé que la négociation de plus d'accords de paix au Moyen-Orient était une priorité pour lui, affirmant que l'Arabie saoudite pourrait être la prochaine.

      Maintenant, le président Trump dit qu'il s'attend à ce que 7, 8 ou 9 pays supplémentaires acceptent la normalisation des relations avec Israël. Quelques heures plus tôt, il avait mis le nombre à 5, 6 ou 7. Avant de quitter WH pour un hôtel de ville de Philadelphie, il a déclaré qu'il pensait que l'Arabie saoudite serait l'un d'entre eux.

      &mdash Mark Knoller (@markknoller) 15 septembre 2020

      Le conseiller de la Maison Blanche et gendre de Trump, Jared Kushner, a salué la décision qu'il a aidé à orchestrer sur CNN mardi soir, affirmant que rien de tout cela ne serait possible si Trump s'en tenait au récit de DC.

      « La diplomatie que j'ai faite au cours des dernières années, évidemment, ce n'était pas traditionnel. Nous avons reçu quelques critiques pour avoir procédé de cette façon, mais nous avons gardé nos cartes très près de notre gilet, et cela a produit des résultats », a-t-il déclaré.

      "Beaucoup de ceux qui critiquent l'approche que nous avons adoptée pour cet accord sont les mêmes qui ont dit que si Trump était élu, nous serions dans la troisième guerre mondiale et franchement, cela n'a pas fonctionné", 8221 Kushner a continué.

      Le conseiller principal @JaredKushner souligne l'efficacité de la diplomatie non conventionnelle du président @realDonaldTrump, qui a conduit à des accords de paix au Moyen-Orient pic.twitter.com/u9LtRUCM1F

      &mdash Team Trump (VOTEZ par SMS au 88022) (@TeamTrump) 15 septembre 2020

      D'autres ont souligné que cette stratégie, bien que farfelue pour certains sur la Colline, s'est avérée fructueuse.

      Il y a ici une simple leçon de politique étrangère : récompensez vos amis et punissez vos ennemis, car vous aurez alors plus d'amis et moins d'ennemis. Trump l'a compris intuitivement et a eu le courage d'ignorer fondamentalement l'ensemble de l'establishment de la politique étrangère de DC pour le poursuivre. 9/

      &mdash Noah Pollak (@NoahPollak) 15 septembre 2020

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      3 avril 1949 : Israël et la Jordanie signent un armistice accordt

      À la suite de la déclaration d'indépendance d'Israël le 14 mai 1948, les combats en cours ont dégénéré en une guerre à part entière alors que les armées des États arabes environnants lançaient une attaque contre l'État naissant d'Israël.

      Bien que la Jordanie ait précédemment accepté de ne pas attaquer, elle a envahi Israël avec l'Égypte, la Syrie et l'Irak.

      À la fin de la guerre d'indépendance d'Israël, qui a duré 10 mois, Israël a signé des accords d'armistice avec l'Égypte, la Syrie et la Jordanie. L'accord avec la Jordanie a établi des lignes de démarcation entre les forces israéliennes et jordaniennes à Jérusalem et en Judée-Samarie. Cette ligne de démarcation, jamais destinée à être une frontière, est devenue la « ligne verte ».


      Israel War of Independence: Israel-Jordan Armistice Agreement

      Responding to the Security Council resolution of 16 November 1948, calling upon them, as a further provisional measure under Article 40 of the Charter of the United Nations and in order to facilitate the transition from the present truce to permanent peace in Palestine, to negotiate an armistice

      Having decided to enter into negotiations under United Nations chairmanship concerning the implementation of the Security Council resolution of 16 November 1948 and having appointed representatives empowered to negotiate and conclude an Armistice Agreement

      The undersigned representatives of their respective Governments, having exchanged their full powers found to be in good and proper form, have agreed upon the following provisions:

      With a view to promoting the return of permanent peace in Palestine and in recognition of the importance in this regard of mutual assurances concerning the future military operations of the Parties, the following principles, which shall be fully observed by both Parties during the armistice, are hereby affirmed:

      1. The injunction of the Security Council against resort to military force in the settlement of the Palestine question shall henceforth be scrupulously respected by both Parties

      2. No aggressive action by the armed forces - land, sea, or air - of either Party shall be undertaken, planned, or threatened against the people or the armed forces of the other it being understood that the use of the term planned in this context has no bearing on normal staff planning as generally practised in military organisations

      3. The right of each Party to its security and freedom from fear of attack by the armed forces of the other shall be fully respected

      4. The establishment of an armistice between the armed forces of the two Parties is accepted as an indispensable step toward the liquidation of armed conflict and the restoration of peace in Palestine.

      With a specific view to the implementation of the resolution of the Security Council of 16 November 1948, the following principles and purposes are affirmed:

      1. The principle that no military or political advantage should be gained under the truce ordered by the Security Council is recognised

      2. It is also recognised that no provision of this Agreement shall in any way prejudice the rights, claims and positions of either Party hereto in the ultimate peaceful settlement of the Palestine question, the provisions of this Agreement being dictated exclusively by military considerations.

      1. In pursuance of the foregoing principles and of the resolution of the Security Council of 16 November 1948, a general armistice between the armed forces of the two Parties - land, sea and air - is hereby established.

      2. No element of the land, sea or air military or para-military forces of either Party, including non-regular forces, shall commit any warlike or hostile act against the military or para-military forces of the other Party, or against civilians in territory under the control of that Party or shall advance beyond or pass over for any purpose whatsoever the Armistice Demarcation Lines set forth in articles V and VI of this Agreement or enter into or pass through the air space of the other Party.

      3. No warlike act or act of hostility shall be conducted from territory controlled by one of the Parties to this Agreement against the other Party.

      1. The lines described in articles V and VI of this Agreement shall be designated as the Armistice Demarcation Lines and are delineated in pursuance of the purpose and intent of the resolution of the Security Council of 16 November 1948.

      2. The basic purpose of the Armistice Demarcation Lines is to delineate the lines beyond which the armed forces of the respective Parties shall not move.

      3. Rules and regulations of the armed forces of the Parties, which prohibit civilians from crossing the fighting lines or entering the area between the lines, shall remain in effect after the signing of this Agreement with application to the Armistice Demarcation Lines defined in articles V and VI.

      1. The Armistice Demarcation Lines for all sectors other than the sector now held by Iraqi forces shall be as delineated on the maps in annex I to this Agreement, and shall be defined as follows:

      (a) In the sector Kh Deir Arab (MR 1510-1574) to the northern terminus of the lines defined in the 30 November 1948 Cease-Fire Agreement for the Jerusalem area, the Armistice Demarcation Lines shall follow the truce lines as certified by the United Nations Truce Supervision Organisation

      (b) In the Jerusalem sector, the Armistice Demarcation Lines shall correspond to the lines defined in the 30 November 1948 Cease-Fire Agreement for the Jerusalem area

      (c) In the Hebron-Dead Sea sector, the Armistice Demarcation Line shall be as delineated on map 1 and marked B in annex I to this Agreement

      (d) In the sector from a point on the Dead Sea (MR 1925-0958) to the southernmost tip of Palestine, the Armistice Demarcation Line shall be determined by existing military positions as surveyed in March 1949 by United Nations observers, and shall run from north to south as delineated on map 1 in annex I to this Agreement.

      1. It is agreed that the forces of the Hashemite Jordan Kingdom shall replace the forces of Iraq in the sector now held by the latter forces, the intention of the Government of Iraq in this regard having been communicated to the Acting Mediator in the message of 20 March from the Foreign Minister of Iraq authorising the delegation of the Hashemite Jordan Kingdom to negotiate for the Iraqi forces and stating that those forces would be withdrawn.

      2. The Armistice Demarcation Line for the sector now held by Iraqi forces shall be as delineated on map 1 in annex I to this Agreement and marked A.

      3. The Armistice Demarcation Line provided for in paragraph 2 of this article shall be established in stages as follows, pending which the existing military lines may be maintained:

      (a) In the area west of the road from Baqa to Jaljulia, and thence to the east of Kafr Qasim: within five weeks of the date on which this Armistice Agreement is signed

      (b) In the area of Wadi Ara north of the line from Baqa to Zubeiba: within seven weeks of the date on which this Armistice Agreement is signed

      (c) In all other areas of the Iraqi sector: within fifteen weeks of the date on which this Armistice Agreement is signed.

      4. The Armistice Demarcation Line in the Hebron-Dead Sea sector, referred to in paragraph (c) of article V of this Agreement and marked B on map 1 in annex I, which involves substantial deviation from the existing military lines in favour of the forces of the Hashemite Jordan Kingdom, is designated to offset the modifications of the existing military lilies in the Iraqi sector set forth in paragraph 3 of this article.

      5. In compensation for the road acquired between Tulkarem and Qalqiliya, the Government of Israel agrees to pay to the Government of the Hashemite Jordan Kingdom the cost of constructing twenty kilometres of first-class new road.

      6. Wherever villages may be affected by the establishment of the Armistice Demarcation Line provided for in paragraph 2 of this article, the inhabitants of such villages shall be entitled to maintain, and shall be protected in, their full rights -of residence, property and freedom. In the event any of the inhabitants should decide to leave their villages, they shall be entitled to take with them their livestock and other movable property, and to receive without delay full compensation for the land which they have left. It shall be prohibited for Israeli forces to enter or to be stationed in such villages, in which locally recruited Arab police shall be organised and stationed for internal security purposes.

      7. The Hashemite Jordan Kingdom accepts responsibility for all Iraqi forces in Palestine.

      8. The provisions of this article shall not be interpreted as prejudicing, in any sense, an ultimate political settlement between the Parties to this Agreement.

      9. The Armistice Demarcation Lines defined in articles V and VI of this Agreement are agreed upon by the Parties without prejudice to future territorial settlements or boundary lines or to claims of either Party relating thereto.

      10. Except where otherwise provided, the Armistice Demarcation Lines shall be established, including such withdrawal of forces as may be necessary for this purpose, within ten days from the date on which this Agreement is signed.

      11. The Armistice Demarcation Lines defined in this article and in article V shall be subject to such rectification as may be agreed upon by the Parties to this Agreement, and all such rectifications shall have the same force and effect as if they had been incorporated in full in this General Armistice Agreement.

      1. The military forces of the Parties to this Agreement shall be limited to defensive forces only in the areas extending ten kilometres from each side of the Armistice Demarcation Lines, except where geographical considerations make this impractical, as at the southernmost tip of Palestine and the coastal strip. Defensive forces permissible in each sector shall be as defined in annex II to this Agreement. In the sector now held by Iraqi forces, calculations oil the reduction of forces shall include the number of Iraqi forces in this sector.

      2. Reduction of forces to defensive strength in accordance with the preceding paragraph shall be completed within ten days of the establishment of the Armistice Demarcation Lines defined in this Agreement. In the same way the removal of mines from mined roads and areas evacuated by either Party, and the transmission of plans showing the location of such minefields to the other Party, shall be completed within the same period.

      3. The strength of the forces which may be maintained by the Parties on each side of the Armistice Demarcation Lines shall be subject to periodical review with a view toward further reduction of such forces by mutual agreement of the Parties.

      1. A Special Committee, composed of two representatives of each Party designated by the respective Governments, shall be established for the purpose of formulating agreed plans and arrangements designed to enlarge the scope of this Agreement and to effect improvements in its application.

      2. The Special Committee shall be organised immediately following the coming into effect of this Agreement and shall direct its attention to the formulation of agreed plans and arrangements for such matters as either Party may submit to it, which, in any case, shall include the following, on which agreement in principle already exists: free movement of traffic on vital roads, including the Bethlehem and Latrun-Jerusalem roads resumption of the normal functioning of the cultural and humanitarian institutions on Mount Scopus and free access thereto free access to the Holy Places and cultural institutions and use of the cemetery on The Mount of Olives resumption of operation of the Latrun pumping station provision of electricity for the Old City and resumption of operation of the railroad to Jerusalem.

      3. The Special Committee shall have exclusive competence over such matters as may be referred to it. Agreed plans and arrangements formulated by it may provide for the exercise of supervisory functions by the Mixed Armistice Commission established in article XI.

      Agreements reached between the Parties subsequent to the signing of this Armistice Agreement relating to such matters as further reduction of forces as contemplated in paragraph 3 of article VII, future adjustments of the Armistice Demarcation Lines, and plans and arrangements formulated by the Special Committee established in article VIII, shall have the same force and effect as the provisions of this Agreement and shall be equally binding upon the Parties.

      An exchange of prisoners of war having been effected by special arrangement between the Parties prior to the signing of this Agreement, no further arrangements on this matter are required except that the Mixed Armistice Commission shall undertake to re-examine whether there may be any prisoners of war belonging to either Party which were not included in the previous exchange. In the event that prisoners of war shall be found to exist, the Mixed Armistice Commission shall arrange for all early exchange of such prisoners. The Parties to this Agreement undertake to afford full co-operation to the Mixed Armistice Commission in its discharge of this responsibility.

      1. The execution of the provisions of this Agreement, with the exception of such matters as fall within the exclusive competence of the Special Committee established in article VIII, shall be supervised by a Mixed Armistice Commission composed of five members, of whom each Party to this Agreement shall designate two, and whose Chairman shall be the United Nations Chief of Staff of the Truce Supervision Organisation or a senior officer from the observer personnel of that organisation designated by him following consultation with both Parties to this Agreement.

      2. The Mixed Armistice Commission shall maintain its headquarters at Jerusalem and shall hold its meetings at such places and at such times as it may deem necessary for the effective conduct of its work.

      3. The Mixed Armistice Commission shall be convened in its first meeting by the United Nations Chief of Staff of the Truce Supervision Organisation not later than one week following the signing of this Agreement.

      4. Decisions of the Mixed Armistice Commission, to the extent possible, shall be based on the principle of unanimity. In the absence of unanimity, decisions shall be taken by a majority vote of the members of the Commission present and voting.

      5. The Mixed Armistice Commission shall formulate its own rules of procedure. Meetings shall be held only after due notice to the members by the Chairman. The quorum for its meetings shall be a majority of its members.

      6. The Commission shall be empowered to employ observers, who may be from among the military organisations of the Parties or from the military personnel of the United Nations Truce Supervision Organisation, or from both, in such numbers as may be considered essential to the performance of its functions. In the event United Nations observers should be so employed, they shall remain under the command of the United Nations Chief of Staff of the Truce Supervision Organisation. Assignments of a general or special nature given to United Nations observers attached to the Mixed Armistice Commission shall be subject to approval by the United Nations Chief of Staff or his designated representative on the Commission, whichever is serving as Chairman.

      7. Claims or complaints presented by either Party relating to the application of this Agreement shall be referred immediately to the Mixed Armistice Commission through its Chairman. The Commission shall take such action on all such claims or complaints by means of its observation and investigation machinery as it may deem appropriate, with a view to equitable and mutually satisfactory settlement.

      8. Where interpretation of the meaning of a particular provision of this Agreement, other than the preamble and articles I and II, is at issue, the Commission's interpretation shall prevail. The Commission, in its discretion and as the need arises, may from time to time recommend to the Parties modifications in the provisions of this Agreement.

      9. The Mixed Armistice Commission shall submit to both Parties reports on its activities as frequently as it may consider necessary. A copy of each such report shall be presented to the Secretary-General of the United Nations for transmission to the appropriate organ or agency of the United Nations.

      10. Members of the Commission and its observers shall be accorded such freedom of movement and access in the area covered by this Agreement as the Commission may determine to be necessary, provided that when such decisions of the Commission are reached by a majority vote United Nations observers only shall be employed.

      11. The expenses of the Commission, other than those relating to United Nations observers, shall be apportioned in equal shares between the two Parties to this Agreement.

      1. The present Agreement is not subject to ratification and shall come into force immediately upon being signed.

      2. This Agreement, having been negotiated and concluded in pursuance of the resolution of the Security Council of 16 November 1948 calling for the establishment of an armistice in order to eliminate the threat to the peace in Palestine and to facilitate the transition from the present truce to permanent peace in Palestine, shall remain in force until a peaceful settlement between the Parties is achieved, except as provided in paragraph 3 of this article.

      3. The Parties to this Agreement may, by mutual consent, revise this Agreement or any of its provisions, or may suspend its application, other than articles I and III, at any time. In the absence of mutual agreement and after this Agreement has been in effect for one year from the date of its signing, either of the Parties may call upon the Secretary-General of the United Nations to convoke a conference of representatives of the two Parties for the purpose of reviewing, revising, or suspending any of the provisions of this Agreement other than articles I and III. Participation in such conference shall be obligatory upon the Parties.

      4. If the conference provided for in paragraph 3 of this article does not result in an agreed solution of a point in dispute, either Party may bring the matter before the Security Council of the United Nations for the relief sought on the grounds that this Agreement has been concluded in pursuance of Security Council action toward the end of achieving peace in Palestine.

      5. This Agreement is signed in quintuplicate, of which one copy shall be retained by each Party, two copies communicated to the Secretary-General of the United Nations for transmission to the Security Council and to the United Nations Conciliation Commission on Palestine, and one copy to the United Nations Acting Mediator on Palestine.

      Done at Rhodes, Island of Rhodes, Greece, on the third of April one thousand nine hundred and forty-nine in the presence of the United Nations Acting Mediator on Palestine and the United Nations Chief of Staff of the Truce Supervision Organisation.

      For and on behalf of the Government of the Hashemite Jordan Kingdom

      Colonel Ahmed Sudki El-Jundi

      Lieutenant-Colonel Mohamed Maayte

      For and on behalf of the Government of Israel

      Lieutenant-Colonel Moshe Dayan

      Maps Delineating Armistice Demarcation Lines

      [These maps follow annex II, and are explained in the note by the Secretariat to article V of the Agreement]

      Definition of Defensive Forces

      1. For the purposes of this Agreement defensive forces shall be defined as follows:

      (a) A standard battalion to consist of not more than 800 officers and other ranks, and to be composed of not more than:

      (i) Four rifle companies with ordinary infantry equipment rifles, LMG's, SMG's, light mortars, anti-tank rifles and PIAT.

      The light mortars shall not be heavier than 2 inch.

      The following number of weapons per battalion shall not be exceeded: 48 LMG's, 16 mortars 2 inch, 8 PIAT's

      (ii) One support company with not more than six MMG's, six mortars not heavier than 3 inch, four anti-tank guns not heavier than six-pounders

      (iii) One headquarters company

      The artillery and anti-aircraft artillery to be allotted to the defensive forces shall consist of the following type of weapons: field guns not heavier than twenty-five pounders, the anti-aircraft guns not heavier than forty millimetres.

      2. The following are excluded from the term "defensive forces":

      Armour, such as tanks of all types, armoured cars, Bren gun carriers, halftracks, armoured vehicles or load carriers, or any other armoured vehicles

      All support arms and units other than those specified in paragraphs I (a) i and ii, and I (b) above

      Service units to be agreed upon.

      In the areas where defensive forces only are permitted airfields, airstrips, landing fields and other installations, and military aircraft shall be employed for defensive and normal supply purposes only.

      11. The defensive forces which may be maintained by each Party in the areas extending ten kilometres from each side of the Armistice Demarcation Lines, as provided in paragraph I of article VI, shall be as follows for the sectors described in article V, paragraph 1:

      1. Sector Kh Deir Arab (MR 1510-1574) to the northern terminus of the lines defined in the 30 November 1948 Cease-Fire Agreement for the Jerusalem area: one battalion each.

      2. Jerusalem sector: two battalions each.

      3. Hebron-Dead Sea sector: one battalion each.

      4. Sector Engeddi to Eylat: three battalions each. In addition, each side will be allowed one squadron of light armoured cars consisting of not more than 13 light armoured cars or half tracks. The weapons permissible on these vehicles will be determined by the Mixed Armistice Commission.

      5. Sector now held by Iraqi forces: five battalions each, and one squadron of armoured cars each.

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      Agreements signed to normalize relations between Israel, UAE and Bahrain

      In a historic signing ceremony hosted by President Donald Trump at the White House, the United Arab Emirates and Bahrain on Tuesday became the third and fourth Arab nations to move toward establishing full diplomatic relations with Israel.

      "We're here this afternoon to change the course of history," Trump said, speaking from the South Lawn of the White House ahead of the signing, presenting himself as a diplomat and dealmaker weeks ahead of the election. "After decades of division and conflict we mark the dawn of a new Middle East."

      Representatives for Israel, the United Arab Emirates and Bahrain similarly heralded the historic nature of the agreements between their countries, making slight nods to the absent Palestinians and using soaring rhetoric to portray the dawn of a new era in the Middle East.

      Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu presented himself as a peacemaker while speaking about strength, declaring "this day is a pivot of history. It heralds a new dawn of peace.”

      "This peace will eventually expand to include other Arab states and, ultimately, it can end the Arab-Israeli conflict once and for all," Netanyahu said.

      Emirati Foreign Minister Sheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan, the crown prince of Abu Dhabi's brother, spoke next -- addressing Netanyahu.

      "Thank you for choosing peace and for halting the annexation of Palestinian territories, a position that reinforces our shared will to achieve better future for generations to come," he said. Israel, though, has only agreed to the suspension of its plans to annex land.

      Bahrain's foreign minister, Sheikh Khalid bin Ahmed Al Khalifa, said "today's agreement is an important first step and it is now incumbent on us to work urgently and actively to bring about the lasting peace and security our people deserve."

      The four men then signed copies of several documents: one between Israel and the UAE described by an announcer as "a treaty of peace, diplomatic relations, and full normalization,” another between Israel and Bahrain described as a "declaration of peace," and a third that all four signed described as the "Abraham Accords," a name used by the White House in reference to the patriarch of Judaism, Islam and Christianity.

      Trump's signatures on the bilateral agreements amounted to a "witness or observer" signature, a senior administration official said Thursday. The White House has not released the texts of any of the documents or described what exactly was in the one called the "Abraham Accords."

      For all the significance of Tuesday’s signings, former Middle East peace negotiator Dennis Ross said they are more "symbolic" than substantive, noting that the parties did not sign "full-fledged peace treat[ies]” and that many of the substantive details of the agreements still have to be negotiated.

      Ross further cautioned against an "apples-to-oranges” comparison in equating Tuesday’s deals with Israel's two prior historic agreements normalizing relations with Jordan and Egypt, which he said were much more difficult to achieve.

      "Those were countries that fought wars with Israel. These are not countries that have fought wars with Israel, these are countries that don't have a common border with Israel and have never taken part in past conflicts," Ross, who served as a senior adviser to former President Barack Obama said.

      Speaking from the Oval Office ahead of the signing ceremony, Trump claimed that the US is "very far down the road” in closing similar deals with an additional five or six other countries.

      "Many of them and they’re going to be coming along,” Trump said. He said some will come along "before the election perhaps, but a lot of them after.”

      Tuesday’s signing comes just a little over a month since the president announced that the U.S. had helped to strike a deal between Israel and UAE last month, and Bahrain followed suit last week.

      Coming fewer than two months before Election Day, the timing of the agreements was politically opportune for Trump as he looks to showcase a foreign policy achievement as he seeks a second term in the White House.

      Jon Alterman, the director of the Middle East Program at the Center for Strategic and International Studies, said that the agreements are the culmination of years of patient diplomacy that date back to the Obama administration but that the Emirates have been in the "driver’s seat” in closing a deal at a moment when both the US and Israel wanted a political victory.

      "The administration really wants the deal, because they're concerned about politics. The Israelis really want the deal. So give them what they really want to get what you want and then continue to negotiate to get more," Alterman said.

      While the deals represent a win for the parties involved, it comes as a loss to the Palestinians, who view the deal by Arab nations to engage with Israel as a betrayal to the cause of Palestinian statehood.

      "It sends a message to the Palestinians that other countries in the region, they're going to put their own national interests first, not that they don't care about Palestinians, but they're gonna put their national interests first," Ross said.

      While Trump hopes of achieving what he has coined the "ultimate deal" in the form of an Israeli-Palestinian peace agreement remains a distant prospect, Kushner went so far as to contend that the new agreement "signals the end, we believe, of the Arab-Israeli conflict" in an interview on ABC's "Good Morning America" on Tuesday.

      "There's still a lot more work to do but for 70 years in the region you've had the Arab countries not wanting to interact with Israel in a substantive way," Kushner said, making the case that the engagement represents a new chance for peace in the region.

      "It is not the end of the conflict between the Israeli and the Palestinians. The Palestinians are calling this a betrayal. Are their hopes for a state now dead?" ABC News' Chief anchor George Stephanopoulos followed up.

      "No, look, I think there is a lot of posture. In deals, everyone is at no until there's a yes. I think what you're seeing is tremendous movement. They were caught by surprise by this. The Arab countries want to focus on their citizens and want them to have better lives and are tired of waiting for the Palestinians to not be practical and make a deal. President Trump is a dealmaker," Kushner responded. "At some point when they decide they want to live better lives I believe they'll engage."

      This report was featured in the Wednesday, Sept. 16, 2020, episode of “Start Here,” ABC News’ daily news podcast.

      "Start Here" offers a straightforward look at the day's top stories in 20 minutes. Listen for free every weekday on Apple Podcasts, Google Podcasts, Spotify, the ABC News app or wherever you get your podcasts.


      Oslo Accords

      In 1993, with U.S. President Bill Clinton looking on, Rabin and Arafat shook hands on the White House lawn after reaching a deal, known as the Oslo Accords.

      The Oslo Accords did not include a peace deal between the Israelis and Palestinians but did provide a road map for objectives between the two peoples. In the &ldquoDeclaration of Principles,&rdquo Israel agreed to a gradual withdrawal from Palestinian territories, with the PLO gaining control, as well as recognition of the PLO as the &ldquoPalestinian Authority.&rdquo Issues like Jerusalem were to be discussed at a later point.

      Even without concrete solutions, the Oslo agreements seemed promising. Things were looking up and in 1994, Israel reached its second peace deal with an Arab neighbor when Rabin signed an accord with Jordanian King Hussein.


      Annexation Won’t “Kill” Jordan’s Peace Agreement with Israel

      Will Israeli annexation of the Jordan Valley come at the expense of peace with Jordan? A number of defense and security officials, diplomats, foreign policy wonks, and analysts have fretted that a surge of anger over the move among Jordan’s “majority Palestinian population” might force King Abdullah II’s hand. Relations between the two states have been in a free-fall over the last few years, rocked by repeated confrontations over access to Jerusalem’s Islamic shrines, and two separate incidents in which Israeli security guards shot dead Jordanian citizens. On May 15, 2020, remarks by King Abdullah II lent credence to these concerns when he warned that annexation could provoke a “massive confrontation with Jordan.”

      But how serious are such threats? When protests erupt in Jordan, and the parliament passes motions demanding the treaty be severed, will King Abdullah II bow to their will?

      Underneath the ominous headlines, a well-practiced dance is taking place. Well-publicized snubs and fiery rhetoric signal official outrage, while the parties simultaneously seek denouement. When Israel moves ahead with annexation—whether in its fuller form or the more probable scaled-down version, Jordan will immediately recall its ambassador from Tel Aviv, consider expulsion or closure of the Israeli mission, and maybe, just maybe, give in to popular demands to scuttle the 2016 agreement to import natural gas from Israel.

      But terminate the 1994 Wadi Araba treaty all together? Let me repeat: Not. A. Chance.

      In the abstract, the probable outcome should be self-evident. Unilateral abrogation of a signed peace agreement would be a provocative and costly act. Absent a fundamental change in circumstance mitigating those risks, such as an improvement in the imbalance of power between the former belligerents or alternative alliance options to deter adversaries, states are more likely to maintain the agreement. This is particularly true if a big portion of the document is a text-book non-aggression pact and the last potential border incident was barely a month ago.

      Even before considering the repercussions of abrogating the treaty on foreign assistance to Jordan—not only from the United States, but Saudi Arabia and the Emirates, it should be readily apparent that Jordan’s “limited options” include the few diplomatic and rhetorical tools they can deploy to signal discontent and diffuse public anger whilst maintaining the status quo. This is, after all, how the regime has managed each of the earlier outrage-provoking crises that have erupted over the last 25 years. Nothing in the conditions within the Kingdom or around it have changed sufficiently to warrant such a risk.

      So why do we keep talking about it? Why are premature obituaries to the 1994 Wadi Araba treaty one of the most predictable side-effects to crises in the Israeli-Palestinian peace process?

      There are two reasons. First, the majority of research and commentary on Jordanian-Israeli relations post the culmination of the treaty focus on its failure to “good neighborly relations.” These studies rightly conclude that enduring antipathy to normalization with Israel has prompted the regime to all but abandon clauses in the agreement calling for cross-border cooperation in the economic, environmental, and scientific fields, as well as cultural exchange. However, inaccurately recounting how and why such a frosty peace developed between Israel and Jordan, these studies overestimate the importance of these clauses to the genesis of the treaty and its durability.

      Certainly, there was hope in 1994 that the Wadi Araba Treaty would lead to a more positive peace than its Egyptian-Israeli counterpart. But that was never the primary or even principal objective in seeking its culmination. The main goal of a peace agreement was to put an end to 40 years of belligerency in which Jordan was almost always on the losing end. Ask any Jordanian official who took part in the negotiations at any level. They will give you the same answer every single time—the late King Hussein pursued peace with Israel because he did not want to fight another war (full stop).

      The second reason is more discursive. Fragility, it would seem, is what states make of it. And in the case of the putative fragility of the Jordanian-Israeli peace agreement, they make a whole lot. Evidence of durability notwithstanding, reinforcing the perception of the 1994 Wadi Araba treaty as one protest away from evaporation is an effective means of leverage both Jordanians and Israelis routinely employ to their advantage.

      It’s not by accident that King Abdullah II publicly warned of massive confrontations and the danger of chaos just weeks before a series of teleconferences with key congressional leaders in the United States. The specter of instability along its western border is a standard line in the Jordanian playbook when making the rounds on Capitol Hill. They know it works. Conversely, Israeli officials similarly invoke the fragility of the treaty when arguing against territorial compromise. It even comes up in the annexation debate. If both the treaty and the entire Hashemite monarchy can be wiped away by an angry mob, how can Israel risk ceding control of the Jordan Valley?

      Ironically, the tea leaves suggest that Jordan is winning—or at least losing less precipitously, on this rhetorical round. After weeks of running full bore towards annexation of up to 30 percent of the West Bank, including the Jordan Valley, all signs point to a deferred decision and the extension of Israeli sovereignty to a few more settlements around Jerusalem. While these expected adjustments will do little to resuscitate the prospect of a viable Palestinian State, they should serve to make the status quo just a little more tenable for Jordan.


      Voir la vidéo: Laccord de paix avec les pays arabes réglera définitivement le problème palestinien